Au départ je pensais publier une photo de la dame en train de faire des selfies avec des femmes en s’approchant du somptueux édifice de style normand élevée au XIIe siècle après l’incendie de la cathédrale d’origine datant du VIe. Finalement, la vidéo de l’entrée de Dame Sarah Mullally avec plusieurs « clercs » féminins pour l’offertoire est plus parlante, sur fond des hululements balancés des membres d’un chœur tribal de chanteuses-danseuses africaines (le chœur africain de Norfolk) précédant la croix de procession. Quatorze siècles pour en arriver là, et pour démontrer que la vêture liturgique ne sied guère aux femmes, et encore moins le col empesé qu’elles portent sans grâce… dans tous les sens du terme. Cela n’a pas empêché des cardinaux et évêques catholiques présents – aux côtés de dignitaires musulmans ou orthodoxes – de regarder la scène avec des sourires attendris, confortablement installés dans le sanctuaire volé à l’Eglise à la faveur de la réforme d’Henri VIII, le nouvel archevêque catholique de Westminster, Mgr Richard Moth se voyant même chargé de lire la lecture du livre d’Isaïe en haut de la nef, comme on le voit dans la rediffusion de l’événement. Mme Mullally est désormais le « 106e archevêque de Canterbury », en toute inclusion et diversité – et les pierres de la cathédrale ont dû trembler, faute pour les hommes de l’avoir fait.










