Cela enfle depuis des semaines. Et Le Monde, le grand quotidien de la bourgeoisie conformiste, en fait un grand article. Boualem Sansal, l’écrivain franco-algérien emprisonné par le président algérien Tebboune pendant un an pour délit d’opinion et libéré en novembre dernier déçoit ses amis bien-pensants. Il les « blesse ». Il « divise ». Certains s’en disent « cassés ». Son « image s’est brouillée au fil des semaines ». L’acte déclencheur ? Il a quitté Gallimard, l’éditeur dont rêvent les prix Goncourt au berceau, pour Grasset. Or Grasset a été racheté par Hachette, qui appartient à… Vincent Bolloré ! Le diable en personne ! Alors Le Monde se désole : Boualem Sansal « divise en raison de ses prises de position et de sa décision de quitter son éditeur historique. Jusqu’à faire douter ses proches et ses soutiens sur un possible glissement vers la droite radicale ». Sansal pense que la France doit prendre des dispositions contre l’islam conquérant, qu’elle doit défendre ses us, mœurs, lois, coutumes, sa civilisation. Bref, il a pris conscience peu à peu, à l’épreuve des faits, du moment d’histoire en cours : ses amis d’hier s’en désolent, ils préfèrent garder leurs illusions mortelles. Le thermomètre Sansal indique une forte fièvre de libanisation en France ? Il faut casser le thermomètre Sansal. Pour ne pas voir la réalité, baptisons-la « d’extrême-droite ».











