Dans le 93, Bally Bagayoko, nouveau maire de Saint Denis, applique sans faute depuis son élection la stratégie de Donald Trump : occuper à tout prix le terrain, quitte à rebrousser parfois chemin, comme sur les armes de la police municipale. La dernière en date de ses provocations : une demande au préfet d’interdire au Parti de la France, sans doute d’extrême-droite mais enregistré et autorisé, de tenir sur le parvis de la basilique de Saint-Denis une manifestation pacifique et préalablement déclarée. Et en même temps, Bally Bagayoko relaie sans commentaire l’appel à manifester d’un groupuscule antifasciste qui reprend le logo de la Jeune Garde, mouvement en voie de dissolution mis en cause dans un meurtre récent. Voilà évidemment un traitement dissymétrique des extrêmes, un deux poids deux mesures qui est un choix politique : Bagaoyoko encourage l’extrême-gauche à combattre l’extrême-droite, au service de son projet, après avoir encouragé les « racisés » à se dresser contre leur pays d’accueil. Il allume une à une, avec un soin jaloux, les mèches de la guerre civile.











