Lyon capitale des balles : un ado tué à Villefranche, fusillades à Vénissieux

Lyon capitale des balles
 

Réélu en mars grâce à l’union de la gauche, le maire écologiste Grégory Doucet a fait de Lyon, jadis capitale des Gaules, l’une des métropoles de l’insécurité en France : on pourrait dire, si l’on avait le cœur à sourire, la capitale des balles. Grégory Doucet, qui employa naguère la fameuse Jeune Garde et qui, même après le meurtre du jeune Quentin Deranque, tient l’extrême-droite pour le danger primordial, s’occupe moins du narcotrafic et d’autres délits de détail, comme ceux des banlieues dites « populaires » par un scandaleux euphémisme. Sa ville est en conséquence devenue l’épicentre de l’insécurité régionale. Trois tentatives d’homicide ont eu lieu ces derniers jours à Vénissieux, on s’y canarde à bout portant en plein jour et en pleine rue. Depuis il est arrivé pire à Villefranche-sur-Saône : un adolescent de 13 ans a été retrouvé tué d’une balle dans le cou, sans qu’on sache pour l’instant s’il était visé ou s’il s’agit d’une balle perdue. Une enquête pour assassinat a été ouverte et deux autres ados trouvés sur place, 12 et 15 ans, ont été placés en garde à vue. On ne sait pas exactement ce qui se passe à Lyon et dans ses environs, mais cela défouraille partout, à tout moment, comme si c’était anodin. C’est ce caractère ordinaire du phénomène qui en fait la relative nouveauté et l’extrême gravité : comme si un système longtemps supporté bien qu’il fût insupportable s’effondrait. Comme l’a noté à propos de Vénissieux Antoine Guérin, préfet délégué pour la défense et la sécurité, « trois tentatives d’homicide en quelques jours, c’est inacceptable ». Quelquefois, l’administration sait trouver les mots pour nous rassurer.