No-go zones, quartiers de non-droit : quel point commun ?

No-go zones quartiers non-droit
 

Depuis quarante ans, les quartiers de non-droit, où la police n’est pas désirée, où pompiers et employés se font caillasser, se sont multipliés. Estimés à quelques dizaines au début des années 1980, ils approchent le nombre de 3.000 aujourd’hui. Et, phénomène nouveau, la chose est partiellement connue et même cartographiée à l’étranger. On s’en est aperçu la semaine du 9 avril à Paris par exemple, où le Football Club de Liverpool avait obligeamment fourni à ses supporters la carte des « NO-GO Zones » où il leur était recommandé de ne pas aller : la gare du Nord et ses environs, Pigalle et ses environs, le Châtelet et le centre de Paris. Ils gardent en mémoire les scènes de piraterie dont de paisibles amateurs accompagnés de leurs familles avaient été victimes de la part de bandes de « jeunes » lors de la finale contre le Real Madrid en 2022 au stade de France. Depuis, malgré les tentatives maladroites de maquiller la réalité du ministre de l’Intérieur de l’époque, Gérald Darmanin, tout le monde sait que les fauteurs de trouble n’étaient pas des « hooligans anglais », mais des bandes tout à fait locales, sinon pleinement intégrées.