Dans le XIVe arrondissement de Paris, la chapelle Sainte-Jeanne-d’Arc du couvent de Franciscaines missionnaires de Marie, vendu en 2020 à In’li, filiale du groupe Action Logement, selon l’abbé Matthieu Raffray pour des raisons pécuniaires alors même que des fidèles catholiques avaient proposé le rachat, a été rebaptisée « chapelle Reille », au sein du « village Reille », un « tiers-lieu d’occupation temporaire mixte » (?).
Du 16 au 25 avril, le collectif LGBTQIA+ « Cirque Fier.e.s » y a tenu un « show » annoncé sur le site de la mairie : « Le cabaret Oh Wow! du Cirque Fier.e.s, version queer d’un cabaret sensuel et audacieux, revient dans un nouvel écrin pour huit dates exceptionnelles. » En clair, des « gens » portant strings et talons aiguilles se trémoussaient pendant deux heures dans un lieu qui, il y a peu, servait encore à dire la messe. Et la drag queen Esther, qui participait au spectacle, avait annoncé la couleur : « Vous savez que la chapelle Reille ce n’est pas son vrai nom, en vrai c’est la chapelle Sainte-Jeanne-d’Arc, et on va y mettre le feu ! »
L’abbé Raffray regrette que « sous prétexte d’être provocateur, on ne respecte plus rien », et dénonce : « Je pense qu’il y a assez de salles à Paris pour accueillir du cirque. Un cirque n’a rien à faire dans une église et encore moins un cirque de ce type, avec des signes explicitement sataniques comme le feu et les serpents, et comprenant une revendication LGBT qui est une atteinte à la morale de l’Eglise. » Il ajoute : « C’est une offense aux catholiques, car il y a un caractère de sacrilège, mais aussi une offense à l’histoire du lieu. C’est une provocation envers l’humanité et notre culture. »











