Depuis que Bally Bagayoko a été élu triomphalement maire LFI de Saint-Denis en mars, des questions se sont multipliées sur son compte. Pourquoi voulait-il, d’abord, désarmer la police municipale ? Il a fait à moitié machine arrière devant la menace de démission de la majorité des fonctionnaires concernés. Pourquoi ensuite cet arrêté anti-expulsion pris en urgence puis suspendu par le tribunal ? Puis les questions se sont portées sur lui. Il s’est vanté d’être Soninké, tribu ou peuple du Mali que l’esclavage structure, les esclaves héréditaires restant dépendants des castes supérieures quelles que soient les circonstances. Maintenant ces questions se déplacent sur son entourage : certains proches sont notoirement liés au trafic de drogue à Saint-Denis et dans tout le 93. Il s’en trouve dans son conseil et parmi ceux qui ont fait sa campagne.
A Saint-Denis, derrière Bagayoko, la tribu des Soninké
On croyait avoir affaire à un ancien agent bien tranquille de la SNCF, habitué aux grèves et à la démagogie de La France insoumise, et l’on découvre une personnalité compliquée. Un homme qui se dit « noble », ce qui est un peu exagéré, sa caste d’hommes libres n’étant pas noble mais fournissant seulement des conseils aux chefs de tribus. Cela lui donne chez les autres immigrés de ladite tribu en France et à Saint-Denis un ascendant qu’il ne doit pas seulement à sa fonction de maire français, mais surtout à son statut de dominant soninké vis à vis d’individus qui ont troqué leur condition d’esclaves pour celle de clients. En quelque sorte Bally Bagayoko est le parrain de la société malienne à Saint-Denis.
Question sur des proches mouillés dans le trafic de drogue
Cette dénomination purement sociologique risque de prendre un tout autre sens si les révélations du magazine Frontières s’avèrent. Selon notre confrère, l’adjoint au maire Bakary Soukouna, cinquième de liste LFI, serait un proche, depuis longtemps, de Bagayoko. Or il appartient à la famille des Soukouna qui joue un grand rôle dans le département et qui s’arme pour pouvoir le conserver. La police, lors d’un coup de filet antidrogue en 2022, a découvert en perquisitionnant chez ses deux frères cinquante kilos de cannabis, des gilets pare-balles et des Kalachnikov. On s’explique mieux la présence de dealers à la soirée électorale de Bally Bagayoko. Notre confère Frontières assure disposer des noms et des photos, prises en compagnie du nouveau maire, de vendeurs de drogue qui ont fait sa campagne. Cerise sur le gâteau, la Cité Gabriel Péri, dont les Antennes Jeunesses ont été fermées par la justice parce qu’elles servaient de plaque tournante au trafic de drogue, est au cœur des préoccupations de Bagayoko. A son programme : leur réouverture. L’ancien gestionnaire de ces antennes jeunesse se nomme Mamadou Soumaré. Un ami d’enfance du nouveau maire, lui-même ancien adjoint à la jeunesse !











