En septembre 2024, l’église de l’Immaculée-Conception de Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais, avait été ravagée par les flammes d’un incendie criminel. Arrêté deux jours plus tard, le suspect avait reconnu les faits et les avait motivés : « A chaque fois que j’écoute la télé et tout ça, les curés sont des pointeurs [pédophiles]. Voilà pourquoi je m’en prends aux églises. »
Pourtant, en février dernier, comme nous l’avions rapporté, le juge d’instruction avait rejeté le caractère anti-chrétien du méfait, ce qui aurait évité à son auteur un jugement en cour d’assises.
L’AGRIF (Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne), partie civile, avait alors annoncé interjeter appel ; elle vient de confirmer par un communiqué du 6 mai que la cour d’appel de Douai lui a donné raison, retenant « la circonstance aggravante de racisme anti-chrétien ». Ainsi, « le mis en cause sera jugé devant la cour d’assises du Pas-de-Calais ».
Et Yann Baly, président de l’AGRIF, de conclure : « Encore une fois, on ne doit qu’à l’opiniâtreté de l’AGRIF de voir reconnu le racisme anti-chrétien et ces faits d’incendie d’église jugés à la hauteur de leur gravité. »











