Sur la chaîne officielle Public Sénat, l’infectiologue Benjamin Rossi a été formel : l’hantavirus des Andes, identifié depuis 1990, peut provoquer de très graves infections mais est très peu contagieux, même dans les zones très peuplées, et même dans les régions où il est endémique. Il y a de petites épidémies en Argentine tous les ans, jusqu’à présent la plus grosse a touché 35 personnes en 2018, et le premier infecté se porte très bien aujourd’hui. En somme, cela rappelle certain SRAS du début des années 2000 qui a tué quelques centaines de personnes en tout, après que l’OMS eut brodé pendant des mois des anticipations terrifiantes. La contagion se fait surtout par les rongeurs, les rats surtout. Benjamin Rossi recommande de soigner les malades et de méditer l’expérience du covid. Il a raison. Sauf que lui-même ne le fait pas tout à fait en parlant de « virus médiatique » : si les médias insistent autant sur cet hantavirus, c’est que les autorités, tant internationales que nationales, leur en ont donné l’habitude durant le covid. Et même avant le covid, car l’exercice de domination des populations mené autour du covid avait commencé bien avant, avec différents SRAS, le H1N1 et le bacille d’Ebola.











