Le mercredi 17 juin, le Parlement irlandais a voté par 86 voix contre 70 en deuxième lecture la suppression de la période obligatoire de réflexion de trois jours avant un avortement. Depuis 2019, plus de 10.000 femmes ne se sont pas rendues à la deuxième consultation après la réflexion. Si certains de ces cas correspondent à des fausses couches spontanées ou à des orientations hospitalières, plusieurs milliers de vies ont toutefois été sauvées par le délai.
Peadar Toibin, leader du parti pro-vie Aontu, a dénoncé dans les débats l’augmentation continue du nombre d’avortement depuis sa légalisation après un référendum de 2018. Il note que 10.852 avortements ont été réalisés l’année dernière, « cela équivaut à 400 classes d’enfants qui ne sont plus parmi nous en raison de cette loi sur l’avortement. C’est absolument déchirant ». Et il regrette qu’« il n’existe aucun effort de la part de l’establishment politique pour comprendre pourquoi cette augmentation s’est produite ni pour atténuer ce terrible coût humain ».
Le texte doit désormais être soumis à une commission qui pourra l’amender avant d’être à nouveau présenté au Parlement pour être définitivement voté.











