Mgr William F. Medley, évêque d’Owensboro dans le Kentucky, a ordonné à l’abbé David Kennedy, de la paroisse de l’Immaculée Conception d’Earlington, de cesser de célébrer la messe traditionnelle selon le missel de 1962 après le 30 juin 2026.
L’évêque interdit la messe traditionnelle en raison de l’absence de mesures visant à « amener les fidèles attachés à la liturgie antérieure à la célébration de la liturgie selon les livres liturgiques réformés par décret du concile Vatican II et qui constituent l’expression unique de la lex orandi du rite romain », en accord avec Traditionis Custodes.
Petite cerise sur le gâteau : dans sa magnanimité, le bon évêque autorise le prêtre à célébrer selon le missel de Paul VI en latin, et accorde « la permission exceptionnelle de célébrer cette messe ad orientem ».
Question bête : quand seront excommuniés ces évêques qui refusent éhontément Vatican II, qui dans sa constitution Sacrosanctum Concilium précise que « l’usage de la langue latine, sauf droit particulier, sera conservé dans les rites latins » et qui n’a jamais prévu la célébration « face au peuple » ? On pourrait encore citer, toujours dans la même constitution : « L’Eglise reconnaît dans le chant grégorien le chant propre de la liturgie romaine ; c’est donc lui qui, dans les actions liturgiques, toutes choses égales d’ailleurs, doit occuper la première place. »
Ce n’est pas un scoop, mais force est de constater que quelque 60 ans après une réforme qui prônait notamment une unicité de la liturgie, d’une part les textes sont tout sauf respectés, et d’autre part, presque chaque paroisse, presque chaque prêtre, a établi sa liturgie propre. Là encore en contradiction totale avec Sacrosanctum Concilium.











