Michael Martin, évêque de Charlotte en Caroline du Nord, est le parangon du prélat schizophrène encouragé par feu le pape François. D’un côté il se réjouit, à juste titre, d’être à la tête du diocèse qui a ordonné un nombre record de prêtres (« en 54 ans d’histoire du diocèse »), de l’autre il a interdit, dans une interprétation féroce de Traditionnis Custodes, la messe en latin selon saint Pie V et la balustrade devant l’autel où l’on reçoit (recevait, maintenant) la communion à genoux. Or le paradoxe est que 8 des 10 nouveaux prêtres viennent de paroisses où, jusqu’à l’ukase de l’évêque sans pitié, on pratiquait la messe en latin et la communion devant la balustrade. En somme, il coupe la sève qui l’irrigue, il interdit la tradition dont lui viennent ses prêtres. A l’inverse, deux des plus grandes paroisses de Charlotte, qui s’adonnent à la liturgie moderniste imposée par Martin – dont une comptant plus de 12.000 familles inscrites – n’ont enregistré aucune vocation sacerdotale, cela bien avant le covid. Le massacre de l’Eglise par de mauvais bergers n’est pas fini.











