L’évêque de Tarbes et de Lourdes, Mgr Jean-Marc Micas, a confirmé que l’intégralité des mosaïques du père ex-jésuite Marco Rupnik ornant la façade de la basilique Notre-Dame du Rosaire, ne seront pas seulement recouvertes pendant la visite du pape : elles ne reparaîtront plus aux yeux du public. La commission existante a été élargie pour réfléchir à l’avenir de la décoration du sanctuaire.
La mesure, prise par respect des victimes, répond au procès canoniques toujours en cours contre le prêtre artiste slovène, accusé de multiples abus sexuels, spirituels et psychologiques commis à partir de 1990, spécialement sur des religieuses.
« « Mon rôle est de veiller à ce que le Sanctuaire accueille tout le monde, et tout particulièrement ceux qui souffrent », a expliqué Mgr Micas à La Nouvelle République des Pyrénées. « Parmi eux, il y a des personnes victimes d’abus et d’agressions sexuelles, enfants comme adultes. Or, depuis les révélations des graves accusations visant le père Marko Rupnik, il est devenu difficile, voire impossible, pour ces victimes de venir… »
On s’en réjouit pour les victimes, mais plus encore pour l’art sacré lui-même. Hilary White, spécialiste dans ce domaine, a analysé les œuvres de Rupnik et y voit un art transgressif post-conciliaire, qui a adopté la révolution culturelle – on les voit d’ailleurs partout dans l’Eglise. Du mauvais art : puéril, fragmenté, sans règles, inspiré du style publicitaire des années 1960 et ne l’ayant jamais dépassé.
On peut lire la passionnante analyse de Hilary White ici sur RITV











