Des influenceuses musulmanes déconseillent la littérature européenne classique

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Place à la littérature halal. Des jeunes femmes voilées se font désormais critiques littéraires sur les réseaux sociaux avec un critère prioritaire : proscrire les œuvres considérées comme incompatibles avec l’islam. Sur TikTok se répand ainsi la « halal romance », explique Jean-Baptiste Marty sur Europe 1, garantissant notamment l’absence non seulement de relations sexuelles mais aussi de relations romantiques avant le mariage. Rien de tel qu’un « mariage arrangé » !

Moraliser la lecture, pourquoi pas ? Cela se conçoit pour les plus jeunes, mais ici, c’est selon des codes bien précis, qui n’ont rien à voir ni avec la culture française ni avec la prudence chrétienne, qui, elle, n’est pas une pruderie.

Europe 1 précise : « L’anthropologue Florence Bergeaud-Blackler interprète, elle, cette évolution comme un exemple d’une logique de séparation culturelle et religieuse. “C’est l’illustration de la désintégration et de la désassimilation, volonté de ces jeunes-là. Ils n’ont pas l’intention de respecter les règles des démocraties libérales. Ce qui leur importe, c’est d’imposer les leurs. Ils le font de façon lente, de façon progressive, par les objets de consommation.” » Façon « reconquête culturelle » mais des musulmans et non des autochtones.

Ce qui se fait ainsi au ras des pâquerettes ressemble fort à ce qui est prôné en haut lieu. Farah Ahmed, aujourd’hui professeur assistante d’éducation à Cambridge, écrivait ainsi en 2002 au sujet de la culture anglaise : « L’anglais est l’une des matières les plus néfastes » qu’une école puisse enseigner. Les contes de fées « reflètent des croyances laïques et immorales, qui contredisent la vision de l’islam ». Roméo et Juliette « prône la désobéissance envers les parents, ainsi les relations prénuptiales ».