The Spectator, magazine conservateur historique du Royaume-Uni, publie ces jours-ci une série d’articles sur Farah Ahmed, qui a été nommée professeur assistant à la faculté d’éducation de la prestigieuse université de Cambridge. Le journaliste Andrew Gilligan a exhumé des écrits de cette dame voilée sur l’islam et la nécessité d’adapter l’école et l’enseignement selon les critères de l’islam. Et c’est explosif, même si les textes ont pris de l’âge. C’est en 2002 que la signature de Mme Ahmed paraissait sous un article publié par la revue du groupe raciste, extrémiste et séparatiste Hizb ut-Tahrir – interdit depuis en tant qu’organisation terroriste – affirmant que les musulmans devraient étudier l’ingénierie et l’informatique « afin de produire des armes sophistiquées pour le djihad, de sorte que la religion [l’islam] puisse dominer toutes les autres religions ».
Co-écrit par Nazreen Nawaz, responsable de la section féminine de Hizb, l’article décrit également le projet du Hizb visant à créer un système éducatif entièrement islamique dans le cadre de la dictature islamique, le califat (Khilafah), qui constitue son objectif principal. Comme l’indique ce chapitre : « Rien ne figurera dans le programme scolaire qui soit en contradiction avec l’islam, comme l’enseignement des idées de liberté, de nationalisme, de démocratie ou d’évolution sous un jour positif. »
Farah Ahmed, formatrice à l’enseignement de l’islam à Cambridge
The Spectator écrit encore :
« “Il ne pourra pas non plus y avoir d’écoles fondées sur une autre religion, secte ou race… Même les non-musulmans doivent être éduqués selon le programme scolaire de l’islam… en les poussant à réfléchir à la croyance juste dans la vie.” Quant à l’enseignement supérieur, il y a peu de place dans l’univers d’Ahmed et de Nawaz pour les doctrines et les matières si chères aux têtes de linotte de Cambridge qui l’ont engagée : “Des matières telles que les philosophies et religions étrangères, le capitalisme, le communisme, le socialisme, le nationalisme, la sociologie, la psychologie, l’histoire étrangère, les langues étrangères et la littérature étrangère ne devraient être enseignées qu’au niveau supérieur de l’enseignement, dans le but de réfuter leurs idées et de dénoncer leurs mensonges.” »
Et poursuivons, car cela vaut le détour :
« Le véritable objectif des études universitaires, affirment-ils, est de préparer les musulmans à la conquête. “La motivation pour étudier l’ingénierie serait de contribuer au développement de machines destinées au djihad, et la récompense d’Allah pour cela est incommensurable. La motivation pour étudier l’informatique serait d’élever la société islamique au-dessus de toutes les autres sociétés du monde, d’en faire un exemple brillant et de produire des armes de pointe pour le djihad afin que le din [l’islam] puisse dominer tous les autres din, comme l’a ordonné le Créateur.” »
Suit une explication sur la « formation des enseignants » pour atteindre ces objectifs – et c’est précisément dans le domaine de cette formation, d’élite s’agissant de Cambridge – que travaille Farah Ahmed.
Cambridge soutient Farah Ahmed
Celle-ci, il faut le préciser, vient de recevoir l’entier soutien de sa faculté : l’université de Cambridge, devant le scandale provoqué par ces révélations, a adressé une réponse au Jewish News qui demandait des comptes : « Ces commentaires ont été formulés dans un article auquel le Dr Ahmed a contribué en tant que chercheuse en histoire il y a plus de vingt ans. Elle a déclaré que les mots ne sont pas les siens et qu’ils ne reflétaient pas ses opinions. Le Dr Ahmed a également réaffirmé qu’elle avait mis fin à ses liens avec Hizb ut-Tahrir il y a plus de 15 ans, bien avant que le groupe ne soit interdit [en 2024, ndlr]. Sa nomination à Cambridge a suivi un processus de recrutement standard et s’est pleinement conformée aux obligations légales de l’université en tant qu’employeur. »
Par ailleurs, Farah Ahmed a déclaré en 2010 qu’elle ne soutenait plus « toutes » les positions de Hizb ut-Tahrir et qu’elle n’avait pas eu de rapports récents avec l’organisation.
Circulez, il n’y a rien à voir ? Prenons acte du démenti, mais soulignons ces autres faits rapportés par The Spectator. Celui-ci rappelle que les problèmes avec Mme Ahmed ne datent pas d’hier. Andrew Gilligan avait mis au jour en 2009 les subventions publiques de 100.000 livres accordées à deux écoles primaires dirigées par cette dame : « Au moins trois des quatre administrateurs de ces écoles étaient des membres ou des militants du Hizb ut-Tahrir, dont l’épouse du dirigeant du Hizb de l’époque, et le programme scolaire de ces établissements correspondait étroitement aux principes clés de l’idéologie séparatiste et antidémocratique du Hizb ut-Tahrir. » Ahmed s’était présentée comme martyre dans les médias tout en refusant de s’exprimer sur son appartenance au Hizb ; les écoles existent toujours et ont reçu, selon le journaliste, 382.000 livres de fonds publics l’an dernier, et Mme Ahmed est toujours administratrice de l’organisme qui les gère.
Cambridge et l’islam, une histoire d’amour
Pas plus tard qu’en 2023, ajoute The Spectator, des entités islamiques ont co-organisé avec Cambridge, Mme Ahmed étant au nombre des organisateurs, « une conférence sur l’islam, la science et l’éducation afin de “reconnaître le rôle de la science dans le cadre d’un projet moderniste et colonial plus large” et d’“examiner les remises en cause” de la conception qui “considère la science comme un ‘savoir objectif’” ».
D’autres initiatives portent sa signature, telle l’organisation en décembre 2023 d’une conférence sur la manière de « se défaire des modes de formation des enseignants conventionnels et à s’orienter vers un développement professionnel des enseignants ancré dans l’islam », dont le but est de « préparer l’élève musulman à l’akhira », la vie après la mort.
Mais ce n’est pas à la manière de l’éducation occidentale, qu’elle soit dévoyée dans la prédication de l’athéisme ou non : The Spectator souligne que Farah Ahmed est l’auteur en 2025 d’une « boîte à outils » d’évaluation des écoles où l’on peut lire que le concept islamique de l’éducation s’oppose radicalement à « l’acquisition de compétences en lecture, en écriture, en calcul et dans d’autres disciplines attestées par des diplômes ». Ce travail s’est fait dans le cadre des Cambridge Dialogues au titre des liens tissés par la faculté de l’éducation de son université avec les Conférences mondiales sur l’éducation islamique.
Cambridge soutient l’islam
Quoi qu’il en soit des appartenances islamiques de ce professeur assistant – appartenances qui sont en même temps politiques du fait de la nature de l’islam qui est aussi un Etat dans l’Etat – on retiendra que les objectifs de l’extension de l’islam sont bien présents, et le soin pris à éloigner les enfants islamiques de la culture de leur pays d’accueil.
Que notre pauvre Occident ait lui-même rompu avec son histoire et sa foi n’est pas contestable – nous dénonçons assez la manière dont l’Education nationale en France déracine, décervèle et démoralise tant qu’elle peut. Les musulmans ont beau jeu de le mettre en évidence. Mais on a affaire ici aux menées d’une religion, l’islam, qui s’est établie au moyen de la conquête, et qui poursuit ses objectifs par tous les moyens, y compris la taqqiya qui permet le mensonge pour le bien de la cause, et qui ne connaît pas la distinction entre les pouvoirs spirituel et temporel.
Autant de raisons pour ne pas laisser l’université se soumettre à ses visées… Mais le multiculturalisme a la vie dure, et sert ceux qui sont prêts à s’en emparer.
Et c’est ainsi qu’Allah est grand, eût dit Vialatte…











