Depuis plusieurs années, à l’occasion de la réfection du pavage de l’Eglise du Saint-Sépulcre à Jérusalem, une équipe de l’université La Sapienza de Rome, sous la direction de l’archéologue Francesca Romana Stasolla, poursuit des fouilles dans le sous-sol de l’édifice afin de reconstituer l’histoire du site sur lequel, au quatrième siècle, l’empereur Constantin a lancé la construction du complexe chrétien que l’on visite. L’étude de la couche la plus ancienne montre que ce fut d’abord une carrière de pierres hors de la ville, puis, à l’époque du Christ, un lieu funéraire, toujours hors les murs : les tombeaux taillés dans la roche étaient situés dans un endroit où la végétation cultivée abondait. Les archéologues ont retrouvé notamment des ceps de vigne et du pollen d’olivier. Cela est conforme aux versets 41-42 du dix-neuvième chapitre de l’Evangile selon Saint Jean : « A l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin et, dans ce jardin, un tombeau neuf où personne n’avait encore été déposé. » Ce tombeau dans un jardin a existé. Voilà une nouvelle confirmation que saint Jean l’Evangéliste fut bien le témoin direct de ce qu’il raconte. Il vit, et il crut.











