Lycées : des gamins visés par la violence policière ou des émeutiers dirigés par LFI ?

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Edouard Geffray était content : la première rentrée sans réforme depuis Mathusalem ou Edgar Faure, des effectifs d’élèves en baisse pour le même nombre d’enseignants, aucune raison de grève, tout allait bien se passer. Et puis c’est la cata. Un millier d’établissements qui s’embrasent, au propre comme au figuré, 400 fermés, près de 2.000 interpellations, presque autant de gardes à vue pour la seule journée du 1er octobre, 305 policiers ou gendarmes et 24 professeurs blessés, des millions d’euros de dégâts, etc. Alors le ministre cherche une explication. Il cite une jeune fille qu’il aurait entendue : « Nous, on est des enfants, et on nous a volé notre mouvement. » Et il en conclut : « Le mouvement a changé de nature. Des groupes ultra-violents l’ont pris en otage. »

Une autre explication fleurit à l’extrême gauche enseignante, syndicale et politique : « Nos gamins », qui voudraient plus de moyens sont « victimes de la violence policière ». Quant à leur propre violence, un prof à Sciences po la relativise : « Ce mouvement vient aussi de la manière dont on regarde les jeunes. » Et de conclure : « On est devant des jeunes qui décident d’être citoyens avant même de devenir électeurs. C’est seulement le retour de jeunes qui essaient de s’exprimer. »

Emouvant. Mais le nombre et la simultanéité des attaques, le profil des interpellés, indiquent qu’il s’agit d’un mouvement organisé dès l’origine. Ce qu’une note des renseignements confirme et documente : LFI et ses courroies de transmission ont préparé cette insurrection « spontanée ». Des milliers de lycéens ont donc été manipulés au sein d’émeutes révolutionnaires dont le but est politique et le mode opératoire volontairement violent. L’extension de la chose à une trentaine d’universités le confirme.