99,99 % des morts à Verdun des deux côtés étaient des hommes. 75 % des morts par suicide en France sont des hommes. Parle-t-on pour cela de « viricide » ou de « mascusuicide » ? Heureusement non. Mais la loi « intégrale » sur les violences sexuelles débattue en ce moment à l’Assemblée nationale, prévoit dans son article 2 un alinéa, le sixième, consacrée à une future « autorité » rédigé ainsi : « Elle publie chaque mois le nombre de féminicides survenus sur le territoire français. Cet indicateur inclut les meurtres, les assassinats, les violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner » etc… Thomas Ménagé, RN, a proposé une nouvelle rédaction supprimant le féminicide : « Elle publie chaque mois le décompte des meurtres, des assassinats, des violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner » etc… Cela a provoqué un tollé : « gifle au visage des femmes », « 97 % des agresseurs sont des hommes. 93 % des victimes sont des femmes », « problème avec l’analyse genrée des violence », etc. Sandrine Rousseau a rappelé une énième fois sa liberté à disposer de son corps. Ménagé a répondu qu’on se méprenait : « Oui je suis homosexuel, oui je peux être tué par un homme. Arrêtez de mépriser les hommes ! (…) On ne nie en aucun cas que l’extrême majorité ce sont des féminicides, mais il y a, notamment au sein des couples d’hommes, un certain nombre d’hommes qui meurent sous les coups de leurs hommes, de leurs maris, de leurs conjoints. » Il a d’ailleurs oublié un cas, si l’on compte bien, les 3 % d’agresseurs qui sont des femmes, et qui peuvent tuer au choix des hommes ou des femmes. Pendant que la France coule, l’Assemblée nationale dispute du sexe des crimes.











