Au colloque De Maria numquam satis, le cardinal allemand Gerhard Müller, après le cardinal Burke, a lui aussi défendu le titre de Marie Corédemptrice, soulignant que « si elle avait renié son Fiat, nous serions tous restés perdus pour l’éternité ».
Expliquant qu’« il ne s’agit ni d’une attribution trompeuse ni d’une exagération enthousiaste, mais d’une vérité objectivement contenue dans la révélation », le cardinal a rappelé que le Fiat de la Vierge Marie « n’était pas un choix arbitraire entre deux possibilités équivalentes, mais l’accomplissement de son amour le plus pur », donné « dans la liberté acquise par la grâce ».
Le cardinal Müller a poursuivi : « Le Christ, dans sa nature humaine née de Marie (qui, toutefois, est hypostatiquement unie à sa divinité, faisant ainsi de Marie la Mère de Dieu), est le Rédempteur et le Médiateur entre Dieu et l’humanité. Et pour cette raison, en ce sens, Marie aussi, par sa coopération constitutive dans l’Incarnation, est indissolublement et intimement unie à l’œuvre de la rédemption. »
Le cardinal a ensuite expliqué qu’il est inopportun de refuser ce titre de Corédemptrice à Marie pour plaire aux protestants qui conçoivent la rédemption sans la libre participation de l’homme, mais que ce titre « n’a rien avoir avec le maximalisme mariologique ». Et de proposer une analogie intéressante avec les baptisés, enfants de Dieu par adoption, ce qui ne remet pas en cause la filiation divine unique du Christ, et avec les prêtres, médiateurs entre Dieu et les hommes, ce qui ne diminue pas le statut du Christ unique Médiateur.











