Pour l’animal, s’il n’y a pas d’abattage parfait, même dans un abattoir bien outillé, avec un personnel attentif et un étourdissement correctement mené, il y a toujours un moment d’angoisse et une douleur, même courte, chez l’animal abattu. L’abattage rituel, halal ou casher, est plus cruel. Cet aspect est particulièrement mis en lumière dans les médias par les associations pour le bien-être animal, mais l’abattage halal présente deux autres inconvénients : un circuit d’argent opaque qui peut irriguer l’islamisme, et surtout un risque accru pour la santé. Une vague d’intoxications par la bactérie E. coli en 2025 à Saint-Quentin, qui a provoqué la mort d’une fillette de onze ans, entre aujourd’hui dans sa phase judicaire sans que le mot halal n’ait été prononcé. Pourtant, pratiqué sans contrôle, il tue. Une question angoissante se pose : pourquoi n’en parle-t-on pas ? Pourquoi cette Omerta ?
Dix bouchers de Saint-Quentin
Le 26 septembre 2026 dix bouchers étaient placés en garde à vue, et six mis en examen pour recel et abattage illicite d’un animal en dehors d’un abattoir, tromperie entraînant un danger pour la santé de l’homme ou de l’animal, blessures et homicide involontaire. Avec contrôle judiciaire et interdiction conservatoire d’exercer leur métier, et d’entrer en contact avec les autres mis en examen. Cette enquête et cette procédure judiciaire ont suivi la vague d’intoxications qui avait frappé en juin 2025 la région de Saint-Quentin. 32 cas d’intoxication ont été recensés, tous causées par la bactérie Escherichia coli. La presse a révélé qu’il arrivait à ces bouchers de se fournir en bêtes, surtout des moutons et des agneaux, sans passer par la filière ordinaire de la viande, et sans respecter ni les règles ni les contrôles sanitaires.
La moitié des abattoirs pratiquent le halal
Mais elle n’a pas focalisé son attention sur la personnalité des bouchers, ni sur le halal. Cela a été relevé par le docteur en médecine vétérinaire Alain de Peretti, président de l’association Vigilance Halal. Le marché halal n’est pas négligeable en France. Des chiffres d’ensemble sont difficiles à obtenir, mais le volume total de viande abattue sans étourdissement de l’animal selon les méthodes rituelles se situe entre 32 % et 40 % . Du fait de l’évolution démographique, dans cet ensemble, le halal progresse et le casher régresse. Cette proportion d’ensemble varie, d’environ 14 % pour les bovins à plus de la moitié pour les ovins et les caprins, sans compter l’abattage clandestin. Un peu plus de la moitié des abattoirs possèdent une dérogation pour pratiquer l’abattage hallal. Cette proportion s’élève à 100 % en Ile-de-France. Le problème est que la viande produite par l’abattage produit par l’abattage rituel dépasse la demande des consommateurs rituels. Et le surplus est revendu sans mention particulière sur l’étiquette : il est donc vrai que le Français moyen, surtout dans certaines régions, mange fréquemment de la viande halal sans le savoir.
La viande contaminée tue
Un argument qu’on entend souvent est : « Vous ne vous en apercevez même pas, la viande halal est aussi bonne et moins chère. » C’est là qu’Alain de Peretti intervient : « J’ai alerté depuis l’origine sur les risques de contaminations diverses liés à ce mode d’abattage et notamment par le fameux Escherichia coli lié au Syndrome Hémolytique et Urémique (SHU). Les risques sont parfaitement documentés depuis 2005 environ, avec de nombreux cas sporadiques, et j’ai alerté sur la survenue prévisible d’un cas d’intoxication de masse. » Cette intoxication de masse n’avait jusqu’à présent pas eu lieu, pourquoi ? Parce que les industriels de la viande procèdent à des contrôles bactériologiques obligatoires, qui amènent de très nombreux retraits de lots contaminés, et c’est la double peine : l’animal a souffert, la viande est jetée.
Omerta républicaine sur le halal ?
Mais un jour les contrôles n’ont pas suffi, ou plutôt des bouchers malhonnêtes s’y sont soustraits à l’aide de leurs propres « circuits ». Selon Alain de Peretti, cela a provoqué l’intoxication massive redoutée « en juin 2025 à Saint-Quentin dans l’Aisne avec le décès d’une jeune fille de 11 ans et une trentaine de cas, dont certains conserveront des séquelles à vie (insuffisance rénale et dialyse) ». Le vétérinaire déplore « le tabou absolu du halal : jamais dans les médias le mot halal n’a été prononcé, ni en juin 2025, ni dans la relation médiatique de la conclusion de l’enquête diffusée ces jours-ci ». De là à conclure comme lui que « l’islam est devenu la religion officielle de la République », il y a un pas, mais pourquoi en effet, ne pas dire que le halal tue s’il se vérifie qu’il tue ? La Vérité vous rendra libre, la vérité aussi.











