Sœur Philippa Rath, bénédictine de Sainte-Hildegarde d’Eibingen, et neuf étudiantes en théologie ont reçu la semaine dernière le prix de la « Trompette de Jéricho » lors d’une conférence sur « l’avenir du sacerdoce » qui se tenait en Autriche, près de Linz. Le prix était décerné par plusieurs mouvements hétérodoxes et progressistes militant pour la « réforme » de l’Eglise, qui sévissent sous l’œil souvent bienveillant des évêques allemands.
Elles étaient récompensées pour avoir fait en 2025 une demande publique d’admission au séminaire de Fribourg ; elles expliquaient alors qu’elles se sentaient appelées à la prêtrise dans l’Eglise catholique. Mgr Christian Würtz, administrateur diocésain à l’époque, leur avait assuré, les normes de l’Eglise ne permettant pas leur admission, vouloir poursuivre le dialogue avec elles.
Lors de la remise du prix, un jésuite, le père Andreas Batlogg, a félicité Philippa Rath d’avoir pris la parole « à temps et à contretemps » pour la réforme de la doctrine catholique du sacerdoce ; les étudiantes ont été saluées pour leur « courage ».
Le prix de la « Trompette de Jéricho » était cette année décernée, à travers ces « candidates » à la prêtrise, à « l’égalité entre les femmes et les hommes ». Son nom montre à quel point ces prétendus réformateurs se voient en fait comme des assiégeants prêts à prendre la vieille forteresse Eglise.











