Le diocèse de Sainte Rose de Lima au Guatemala a constitué un groupe de travail chargé d’enquêter sur une hostie consacrée conservée dans un verre d’eau où elle ne se dissout pas et présente des traces rouges. Une spécialiste en biologie, un médecin, un psychologue, une infirmière, un laïc élu par les fidèles et un prêtre sans lien avec la paroisse où le fait s’est produit, la cathédrale de l’Enfant Jésus, devront notamment déterminer si les taches rouges sont du sang et comment un morceau de pain peut présenter certaines caractéristiques propres à l’homme.
Les faits remontent au 30 juillet dernier : lors d’une messe célébrée dans une école de la ville de Cuilapa, un jeune avait communié puis retiré l’hostie consacrée de sa bouche pour la jeter par terre. Le prêtre présidant la cérémonie avait vu ce s’était passé et s’était précipité pour prendre l’hostie avant que le jeune ne puisse la jeter au sol, et l’avait placée dans un verre en cristal rempli d’eau afin qu’elle puisse se dissoudre naturellement. Une semaine plus tard, l’hostie était intacte et présentait ces marques rouges qui dans des cas similaires à travers le monde, se sont révélées être du sang.
« C’est un cri de Jésus qui nous dit : je suis vivant, je suis le pain descendu du ciel »
Si les fidèles accourent pour voir le miracle, le curé José Alejandro García les a incités à la présence en précisant que seul le Saint-Siège pourra valider le culte en cas de caractère surnaturel du phénomène, et de vivre l’attente quant au fait de savoir s’il s’agit ou non d’un miracle eucharistique avec « beaucoup de foi, beaucoup d’oraison et de la patience ».
L’hostie n’est pas exposée au public.
En attendant, la paroisse connaît un afflux inédit de fidèles pour les messes, les confessions et l’adoration eucharistique, de telle sorte que la chapelle réservée à celle-ci demeure désormais ouverte chaque jour de cinq heures du matin jusqu’à minuit. « C’est un cri de Jésus qui nous dit : je suis vivant, je suis le pain descendu du ciel », a ajouté le P. Garcia qui parle d’une « renaissance » de la paroisse à travers « la foi en Jésus Eucharistie ».











