C’est la part de l’administration néerlandaise dont le gouvernement de La Haye entend se débarrasser, soit, sur les 160.000 équivalents temps plein (ETP) qu’elle compte, une suppression de 25.000 ETP. Cela ne se passe pas en Argentine, mais aux Pays-Bas, membre de l’UE, et le projet de réforme vient d’être adressé au Parlement. Le ministre souhaite une fonction publique « plus simple, plus intelligente et plus réduite » et attend 3,49 milliards d’euros d’économies d’ici à 2035. Si on appliquait le même ratio en France à la seule fonction publique d’Etat, on supprimerait 387.000 postes, et si l’on prenait en compte les 5,9 millions d’agents publics dans leur ensemble, on en supprimerait 877.000 ! Pour permettre des coupes de cette ampleur, le projet prévoit, pour un tiers, des gains de productivité grâce à l’IA et une suppression de 500 normes et réglementations par an, et pour les deux tiers, le retour de l’Etat à son cœur de métier, le régalien. Plusieurs des compétences qu’il s’est indument attribuées mobilisent une foule de fonctionnaires en pure perte. En somme, moins d’Etat pour mieux d’Etat, un Etat fort qui se mêle de ce qui le regarde. L’inverse du socialisme macronien.











