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Nouvel accord financier de sauvetage entre l’Union européenne, le FMI et la Grèce

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Après de nouveaux pourparlers financiers qui se sont achevés tard dans la nuit de mardi à mercredi, l’Union européenne, à laquelle s’est joint le FMI, a décidé d’alléger à terme la dette de la Grèce si Athènes satisfaisait à certaines conditions. Cet accord débouche donc sur un nouveau plan de sauvetage pour la Grèce qui verrait, pour commencer, le déblocage de 10,3 milliards d’euros de nouveaux fonds. Une première tranche de 7,5 milliards devrait être versée dès le mois prochain.
 
Les ministres des Finances de l’Eurogroupe se sont donc mis d’accord en outre sur le principe d’un allègement de la dette en 2018, mais seulement dans le cas où le pays en aurait besoin pour se conformer aux critères du plan de sauvetage. Une restriction qui ressemble surtout à une figure de style destinée notamment à rassurer la très stricte (en ces matières du moins) Allemagne. Quoi qu’il en soit, cette mesure d’allègement était défendue avec insistance par le FMI, qui en faisait la condition de son adhésion à un nouveau programme de renflouement.
 

Nouvel accord financier de sauvetage de la Grèce

 
« Nous sommes parvenus à une vraie avancée sur la Grèce, qui nous permet d’ouvrir un nouveau chapitre du programme d’assistance financière », a finalement déclaré le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem. « Cela va plus loin que ce que j’aurais cru possible il n’y pas si longtemps. »
 
L’accord de mercredi n’apporte cependant pas d’allègement immédiat à la Grèce, ce que Berlin se refusait à accorder à Athènes. Il énonce en revanche un critère pour que cet allègement puisse être envisagé, critère selon lequel Athènes doit maintenir ses besoins de financement bruts en dessous de 15 % du PIB à moyen terme, et à long terme en dessous de 20 %.
 
« L’Eurogroupe a donné son accord aujourd’hui à une série de mesures sur la dette qui seront mises en place progressivement, selon les besoins, afin de se conformer aux seuils convenus sur les besoins de financement bruts », précise le communiqué final.
 

L’Union européenne et le FMI en défense de la zone euro

 
Bref, comme l’a souligné le directeur pour l’Europe du FMI, Poul Thomsen, on demeure dans un certain flou. Il a néanmoins accepté l’accord en l’état de peur d’aboutir à un blocage qui aurait pu être dommageable non seulement pour la Grèce, mais pour l’ensemble de la zone euro. Il a néanmoins soumis son accord à l’approbation définitive du conseil d’administration du FMI qui siège à New York.
 
De fait, les difficultés grecques en matière financière ont, à plusieurs reprises, failli faire vaciller la zone euro, au point que certains de ses membres demandaient l’exclusion d’Athènes du groupe. Une solution rejetée comme un risque ou un point de départ d’un éventuel délitement de toute la zone.
 
Pour autant, ces discussions et ce nouveau plan de sauvetage sont loin, comme certains veulent le croire, de régler tous les problèmes. La rue, en Grèce, continue de gronder…
 
On peut la comprendre. Elle n’admet pas qu’Alexis Tsipras s’enfonce toujours davantage dans les affres d’une politique d’austérité contre laquelle il a été élu.
 

François le Luc