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Activité solaire : des chercheurs de l’université de Northumbria annoncent un mini-« âge de glace » d’ici à 15 ans

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L’observation de l’activité solaire a conduit des chercheurs de l’université de Northumbria à établir des « prédictions d’une précision inédite » – et loin d’annoncer un réchauffement climatique rapide, ils prévoient un mini-« âge de glace » qui causera, selon eux, des chutes de température spectaculaires au cours des années 2030.
 
Ce sont les différents mouvements fluides à l’intérieur du soleil, que l’on associe à des cycles climatiques de 11 ans, dont la convergence d’ici à 2030 ou 2040 provoquera une quasi annulation réciproque associée à de forts refroidissements sur Terre. L’activité solaire baisserait alors de 60 %, annonce le Pr Valentina Zharkova du fait de cette « double dynamo » que son équipe a mis en évidence. Les deux courants profonds ont des cycles qui ne coïncident pas, conduisant à des hauts et des bas.
 

Un mini-« âge de glace » entre 2030 et 2040, annoncent des chercheurs de Northumbria University

 
Le cycle en cours, qui culminera en 2022, devrait déjà être marqué par une baisse de l’activité solaire, moins spectaculaire toutefois que le prochain.
 
Elle a fait ces annonces lors du National Astronomy Meeting de Llandudno, au Pays-de-Galles, en illustrant son propos des images et des récits du refroidissement spectaculaire à la fin du XVIIe siècle où la population de Londres s’amusait sur la Tamise gelée. En revanche, les températures estivales n’étaient pas sensiblement plus basses.
 
Les courants solaires magnétiques sont comme des vagues qui prennent leur origine dans les deux hémisphères, marchant par paires à différents niveaux solaires. D’ici à 15 ans, elles atteindront un point culminant en même temps, et leur interaction provoquera une annulation réciproque aboutissant à une forte baisse des taches solaires, similaire à celle observée lors du « minimum de Maunder ». C’est le nom qu’on a donné à la période entre 1645 et 1715 où l’Europe et l’Amérique du Nord ont connu des hivers exceptionnellement froids. 

L’activité solaire s’explique par l’interaction de courants électromagnétiques : ils s’annuleront d’ici à 15 ans

 
L’activité de ces courants électromagnétiques a été comparée par les savants de l’université de Northumbria aux données réelles des trois derniers cycles solaires révolus, de 1976 à 2008 : « Nos prédictions ont fait preuve d’une précision à 97 %. »
 
En phase, les courants provoquent une forte résonance associée à une forte activité solaire ; dans le cas contraire, on observe des « minima solaires » : « Lorsque l’opposition de phase est parfaite, nous observons les situations dont la dernière connue remonte au minimum de Maunder, il y a 370 ans. »
 
La mise au jour d’un double courant électromagnétique, l’un en surface, l’autre plus en profondeur, par l’équipe de Northumbria University, permet en tout cas d’expliquer que le caractère cyclique connu de l’activité solaire (découvert en 1843) n’ait pas correspondu à des variations climatiques de même période sur la Terre.
 

Anne Dolhein