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« Changement climatique » : Al Gore et l’ETC veulent 15.000 milliards de dollars pour lutter contre le CO2

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Un rapport publié le 25 avril dernier par l’ETC, l’Energy Transitions Commission, réclame désormais la somme faramineuse de 15.000 milliards de dollars pour lutter contre le « changement climatique » d’« origine anthropique ». L’ONG – elle n’a en effet aucun statut gouvernemental – a pour figure de proue Al Gore, l’ex vice-président des États-Unis bien connu pour son activisme contre le « réchauffement » et ses propositions en vue de le réduire à coups de nouvelles taxes bien lucratives pour certains.
 
C’est dans le contexte d’un accord de Paris devenu plus fragile avec l’élection de Donald Trump qu’Al Gore et ses amis tentent d’augmenter les enjeux en remettant une couche de panique qui permettrait de justifier une dépense annuelle de milliards de dollars supplémentaires au niveau mondial pour atteindre les objectifs de l’accord conclu à la suite de la COP 21.
 
Il s’agit essentiellement de poursuivre l’opération « taxe carbone » destinée à monnayer les émissions de ce gaz à effet de serre qui, loin d’être un « poison » pour l’homme comme le prétendent les alarmistes du climat, est essentiel à sa survie. Ce gaz exhalé par l’homme est utilisé par les plantes pour leur croissance. Ce n’est pas pour rien que les jardiniers et les maraîchers cherchent à en profiter en créant précisément des… serres pour augmenter leur production.
 
L’augmentation de la taxe carbone fait précisément partie des objectif d’un certain Emmanuel Macron.
 

Al Gore réclame des milliards dollars pour la lutte contre le CO2

 
Le but affiché par l’ETC est d’accélérer la transition vers les systèmes énergétiques à basse production de CO2 en assurant « un développement économique robuste tout en limitant la hausse de la température globale à nettement moins de 2 °C », affirme son rapport. Et ce malgré la pause dans le réchauffement climatique, constatée depuis plus de deux décennies alors même que la hausse des émissions carbone enregistrées depuis lors aurait dû, selon les modèles climatiques utilisés par l’ONU et le GIEC, provoquer une montée constante des températures.
 
L’équipe d’Al Gore n’en affirme pas moins dans son nouveau rapport qu’il va falloir faire chuter les émissions de CO2 de près de 50 % au cours des 20 années à venir pour aboutir à une production nette d’origine humaine égale à zéro des 2050. Ce sera difficile : chaque être humain exhale environ 1 kg de CO2 par jour… Comment faire ? Il faudra centraliser la planification de l’économie à travers des « cadres politiques », internationaux bien sûrs, et reposant sur une « coalition des gouvernements et de l’industrie privée ». Il s’agit, en somme, d’aller vers plus de dirigisme mondial. Objectif sous-jacent et véritable de l’opération.
 
Tout cela va exiger des investissements significatifs dans le domaine des systèmes énergétiques, assure le rapport. « Cela représentera environ 300 à 600 milliards par an supplémentaires par rapport au scénario actuel », affirme l’ETC, qui ose ajouter : « Cela ne constituerait pas un défi macro-économique majeur. » Il est vrai que les gouvernements du monde dépensent déjà, au nom de la lutte contre le changement climatique, plus d’un milliard de dollars par jour en provenance des poches des contribuables.
 
Une manière d’y parvenir est notamment la taxation accrue du carbone, que les experts auto-désignés de l’ETC veulent voir augmenter de manière « progressive et prévisible » à la suite de décisions politiques prises à cet effet. Toute production requérant de l’énergie, les répercussions de ce nouvel impôt, en substance mondial, se ferait sentir pour l’ensemble des produits de consommation.
 

Le changement climatique, tarte à la crème qui dissimule la marche vers le mondialisme

 
Où irait cet argent ? Vers certaines industries, dans les poches des Etats chargés d’inventer de nouvelles politiques en pesant sur les marchés et en imposant de nouvelles règles, sans compter la centralisation de la planification des transports et l’énergie.
 
A cet égard, il est intéressant de noter qui compose l’ETC. Ses bailleurs de fonds sont de grandes banques et de grosses industries, parmi lesquels Bank of America, Merrill Lynch, General Electric, la Fondation européenne pour le climat (représentée par Laurence Tubiana), Royal Dutch Shell, la Fondation des Nations unies et bien d’autres du même acabit. Parmi ses membres, dont on trouvera le trombinoscope et une brève présentation sur le site de l’ETC, il y a notamment un haut représentant de la Chine. Zhao Changwen, directeur de l’Economie industrielle générale du Conseil d’Etat de la superpuissance communiste, ne cache pas l’ambition de son pays de « façonner l’avenir de notre système d’énergie globale », avec toutes les « implications » que cela peut avoir pour l’économie globale.
 

L’ETC, une ONG composée de gros industriels intéressés par la recette de la taxe carbone

 
On peut s’étonner de trouver les grands acteurs de l’industrie pétrolière parmi les promoteurs de la taxe carbone et autres mesures censées lutter contre les énergies fossiles. Mais les producteurs de pétrole sont intéressés à l’affaire. Ainsi Royal Dutch Shell, gros producteur de gaz naturel, présente l’utilisation de cette énergie comme un moyen de lutter contre le réchauffement climatique. Par ailleurs, l’ETC milite pour la diminution rapide de la consommation de charbon quitte à augmenter le recours au pétrole au moins pendant les années 2020. Autre facteur important, les dites industries peuvent profiter de subventions publiques pour faciliter la fameuse « transition énergétique ».
 
A ceux qui s’étonneront encore de voir les futurs bénéficiaires prôner la mise en place des taxes et des subventions afférentes il suffit de signaler que ce procédé est vieux comme les impôts.
 

Anne Dolhein