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Allemagne : des milliers de manifestants anti-islamiques

Allemagne manifestants anti-islamiques
 
Tous les lundis, bravant le froid et le gel, des milliers d’Allemands descendent dans la rue à Dresde sous la bannière des « Patriotes européens » protester contre l’« islamisation de l’Europe ». Le mouvement remonte au mois d’octobre lorsqu’un militant sans attache politique connue, Lutz Bachmann, a lancé une première réunion qui a rassemblé quelques centaines de manifestants. Ils se comptent désormais par milliers. C’est le mouvement « Pegida ».
 
Il s’étend aujourd’hui à Munich et Düsseldorf.
 

Les manifestants anti-islamiques : des néonazis ?

 
Chose curieuse, la presse internationale n’y voit pas un mouvement « néonazi » et fait même le parallèle avec les manifestations qui avaient précédé la chute du Mur de Berlin, mobilisant l’Allemagne de l’Ouest au cri de « Nous sommes le peuple ». Les participants disent vouloir préserver la « culture occidentale judéo-chrétienne » de l’Allemagne face à la montée de l’islam.
 
Ils descendent dans la rue pacifiquement, à l’appel de Pegida, ces Allemands qui expriment de plus en plus nettement leur rejet d’une culture qui n’est pas la leur, et dont des partis politiques tout ce qu’il y a de plus « convenables » reprennent les inquiétudes. Tel le CSU qui veut imposer l’usage de l’allemand aux immigrés – même s’il vient de reconnaître qu’en voulant y contraindre les familles chez elles, il est allé un peu trop loin.
 
Bachmann – qui a tout de même un petit passé de cambrioleur et de dealer – assure n’avoir rien contre l’islam en tant que tel et ne pas vouloir traquer les vrais réfugiés politiques, seulement les immigrés économiques qui veulent « tirer profit » du système social allemand.
 

L’« aggiornamento » de l’islam en Allemagne et dans le monde

 
Reste la question : après des décennies de respect obligatoire de l’islam dans nos pays occidentaux de tradition chrétienne, qu’est-ce qui a autorisé cette sorte de début de libéralisation de la parole et de la critique ? S’agirait-il de mettre l’islam au pas d’une spiritualité plus globale, plus horizontale aussi, qui domine enfin dans notre monde oublieux de ses racines chrétiennes ou du moins adepte d’un athéisme pratique ?