En France, on peut avoir des idées et en même temps du pétrole. A Oberlauterbach, dans le nord de l’Alsace, Philippe Labat, ancien cadre d’Elf, a fondé en 1999 la société Oelweg afin d’exploiter un vieux puits qu’avait abandonné Elf seize ans plus tôt, le jugeant tari : lui pensait que la paraffine encrassait le fond de la cavité et qu’en réchauffant la nappe le pétrole jaillirait à nouveau. Il a expliqué aux Dernières Nouvelles d’Alsace : « En 2002, j’ai réussi à descendre un réchauffeur dans le puits. Le puits est passé de 46 à 85 degrés et le débit est monté à près de 16 barils par jour. Donc il a triplé. » Il a pu ainsi tirer 84.000 barils jusqu’à ce qu’un tube se coince et que le puits soit définitivement abandonné. Avec un profit confortable : avec un seul employé à temps partiel pour l’entretien et un investissement initial de 106.000 euros, le chiffre d’affaires cumulé a atteint 4,3 millions. La commune en a profité : jugeant la redevance minière légale trop faible, Philippe Labat faisait un don annuel à la commune, entre 2.000 et 4.000 euros. Une belle histoire de libre entreprise.











