fbpx

POLICIER Antigang ♠


 
Antigang est un film policier français, au titre explicite. Il entend décrire les aventures d’une équipe de policiers de la région parisienne, qui interviennent entre la Défense et le XIIIème arrondissement, et affrontent donc des gangsters. Les bandits volent des bijouteries, des banques, prennent des otages, usent d’explosifs et d’armes à feu. Le cœur de l’intrigue stricto sensu est bien pensé, avec des rebondissements, des manœuvres de gangsters assez habiles et stratèges, face à quelques policiers qui essaient de les contrer en devinant et anticipant leur jeu. Dans son schéma le plus central, l’intrigue fonctionne donc.
 
Toutefois les pratiques supposées de la police montrées dans Antigang souffrent de quelque irréalisme. On ne doute pas que les droits des délinquants, petits et grands, sont beaucoup plus strictement respectés. Ainsi, un improbable policier chef d’équipe violent, sinon tortionnaire, serait rapidement et lourdement sanctionné. Les violences policières, trop présentes dans le film, se limitent dans la réalité aux inoffensifs militants catholiques de la Manif pour Tous à SOS-Tout-Petits.
 

Le matraquage idéologique d’Antigang 

 
Le problème principal d’Antigang réside dans le matraquage idéologique tout à fait dans l’air du temps. L’affiche du film est d’ailleurs explicite : autour du grand acteur Jean Reno, franco-espagnol, sont assemblés des représentants de la France de la diversité. Le pilier gaulois de l’équipe est bien sûr marié à une nord-africaine, enceinte, tout un symbole. Ils protègeraient efficacement notre pays de la menace de redoutables bandits internationaux tous rigoureusement pourtant Européens, présidés par un Allemand antipathique, et un peu Français puisque petit-fils de Française tondue à l’été 1944. Il y a comme un sous-entendu insupportable selon lequel les « tondeurs » auraient eu raison. La diversité nous sauverait des Allemands en somme. Les policiers seraient seulement ennuyés dans leur combat contre le crime et le vol par des tracasseries procédurales, ce qui est peut-être pour partie vrai, mais occulte l’essentiel, la justice trop accommodante, sur laquelle comptent les criminels. La langue vulgaire, les plaisanteries peu fines, parachèvent le dégoût du spectateur.
 

Hector Jovien

Antigang film cinéma Jovien 41396