6 ans après avoir accusé la chasse à courre, il reconnaît que son chien a tué sa compagne

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« En prison pour médiocrité ! » Cette réplique de La Reine morte de Montherlant flotte sur le procès d’un chien et d’un homme devant le tribunal de Soissons, dans l’Aisne, proche de la forêt de Retz où s’est passé le drame. Le 16 novembre 2019 une jeune femme enceinte de 6 mois, Elsa Pilarski, était retrouvée morte, couverte de morsures de chien. Le coupable ? Curtis, le pitbull de son compagnon, Christophe Ellul, qu’elle promenait, l’analyse des morsures l’établit sans contestation possible. Le responsable ? Christophe, qui avait acheté et importé la bête, sans autorisation, et n’avait pas su l’élever, et dans une certaine mesure la victime elle-même, qui promenait les chiens sans peur ni précaution. Mais Christophe a mis six ans à reconnaître que son chien avait tué, tant c’est horrible d’avoir « par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de prudence ou de sécurité […] involontairement causé la mort » de sa femme et de son fils à naître. Alors, Ellul, repris au début par des écologistes revendicateurs, a mis en cause pendant des mois un équipage de chasseurs à courre dont la meute passait à proximité, qui ont dû se soumettre à expertise pour s’innocenter de l’accusation. Une instrumentalisation minable, une propagande diffuse anti-chasse, pour occulter l’horreur ordinaire, une mort par bêtise. Quant au malheureux Christophe Ellul, déjà frappé d’un remords à vie, il risque en plus jusqu’à 10 ans d’emprisonnement. Un horrible fiasco.