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Retour sur Ariana Grande, la pop star de l’attentat de Manchester

Ariana Grande attentat Manchester

Vierge de Miséricorde
(Mouterhouse, Vosges)


 
Est-ce vraiment faire preuve de mauvais goût que de s’attarder, un peu, sur la personnalité et l’œuvre d’Ariana Grande, la pop star dont le concert de Manchester a été sauvagement clôturé par un attentat suicide qui a coûté la vie à 22 personnes ? Nous l’écrivions ici la semaine dernière : les petites jeunes qui se rendent aux concerts de la chanteuse, air mutin, tenues sexy, vivent cela comme un rite de passage, avec une ferveur quasi religieuse. C’est en soi horrifiant, significatif de notre vide spirituel. Mais lorsqu’on regarde de plus près les chansons fredonnées par les petites fans d’Ariana Grande à l’unisson avec leur idole, on en reste pantois.
 
D’abord, les images. Dans ses clips, accessibles à tous sur internet, Grande adopte l’allure p…, soutien-gorge et porte-jarretelles, dentelles et cuir pour varier. La mauvaise nouvelle, c’est qu’elle ne vise pas un public de vieux pervers insatisfaits à la recherche d’images affriolantes. Non, son public à elle, ce sont des adolescentes de 13 ou 15 ans, voire des fillettes qui n’ont pas encore dix ans. La petite Saffie-Rose Roussos, morte de ses blessures, en avait huit. Des petites jeunes vieillies dans leur cœur et dans leur âme par leur fascination à l’égard de ce « modèle » qui n’en est pas un.
 

Les chansons pornographiques d’Ariana Grande

 
Comprennent-elles seulement le sens de ses déhanchements, de ses mouvements lascifs qui ne détonneraient dans un spectacle de strip-tease ? Regardent-elles ces clips où Ariana crie de tout son corps sa faim sexuelle devant des garçons sensuels, toujours métis ? Voient-elles la signification de ces images de corps contre corps, pas techniquement pornographiques mais que le mot « suggestif » ne commence même pas à décrire ?
 
Si elles sont innocemment regardées, une chose est sûre, elles ne peuvent laisser subsister l’innocence longtemps. Et en ce sens Ariana Grande a choisi un registre parfaitement clair, sans ambiguïté, celui qui consiste à « scandaliser ces petits ».
 
Ensuite, les paroles. La décence interdit ici de les traduire par le menu. Il suffit de dire qu’elles sont, elles, précisément, nettement, ouvertement pornographiques comme le souligne la blogueuse Ann Barnhardt. « Elles sont toutes sur le même thème : l’acte sexuel, en ce qu’il est physique et mécanique », et sous toutes ses formes, de la masturbation à la sodomie. L’acte qui fait mal. Il n’y pas de poésie, pas d’amour, uniquement de l’obscénité et à l’occasion des blasphèmes, sans compter les références, à vrai dire peu étonnantes, au diable.
 

Les victimes de l’attentat de Manchester chantaient des obscénités

 
Ann Barnhardt cite notamment la chanson Side to Side, dont les petites filles chantent les paroles à pleins poumons, avec des mots qui désignent toutes sortes d’activités sexuelle, les relations à trois, la fellation… J’arrête là. Sachez seulement qu’il est question de « chevaucher un vélo en forme de pénis ». Le refrain ? Ariana Grande chante « side to side » – elle l’a confié sur MTV – pour désigner la démarche douloureuse, chancelante et incertaine de celle qui en a trop fait. A qui on fait mal.
 
C’est elle, l’idole des fillettes. C’est elle qui les fait chanter : « J’ai fait recycler la Bible ». Elle qui rappe : « Ce soir je vais faire un deal avec le diable. » La petite Saffie-Rose, huit ans – huit ans ! – chantait-elle tout cela ?
 
Les corps meurtris ou déchiquetés de Manchester Arena n’étaient jamais que des corps. Tués par un barbare musulman de manière évidemment diabolique. Mais le massacre, bien plus grave encore, avait commencé plus tôt. Un massacre qui frappe en pervertissant le regard, en peuplant les imaginations de laideur, en dénaturant les élans du cœur, en extirpant l’innocence des âmes et en les entraînant vers l’abîme.
 

Pitié pour les âmes, ou l’autre attentat de Manchester

 
Ann Barnardt ose dire que la mère de Saffie-Rose était pour sa petite fille une pire ennemie que le « musloïde » qui s’est fait exploser et qui l’a tuée. Parce qu’elle s’en prenait à son âme.
 
Parfois la vérité semble insupportable. Celle-ci l’est certainement, car nul ne peut croire que la mère de cette petite victime, cette mère qui est toujours entre la vie et la mort et ignore la mort de Saffie-Rose, ait voulu consciemment faire du mal à son enfant. Mais reste la réalité objective, terrifiante : celle d’une nouvelle génération d’enfants hypersexualisés sans même le savoir, avec la complicité stupide de leurs aînés. Et jetés en pâture à un islam dont nous alimentons, sans relâche, le mépris.
 

Jeanne Smits

 
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