Son père, Bertrand Besancenot, est un diplomate arabophone nommé par Fillon et maintenu par Macron, qui a beaucoup travaillé avec les Saoudiens, les EAU et le Qatar. Elle-même est née à Doha, capitale du Qatar avec lequel elle entretient des liens étroits. Elle a travaillé pour Allianz puis pour l’OTAN (secrétaire générale adjointe chargée de la communication) avant d’être embauchée par Jean-Noël Barrot au ministère des Affaires étrangères. Son poste ? Patronne de French Response, en français dans le texte, compte officiel du ministère qui cadre la bonne parole du ministère et prétend « répondre à la désinformation et aux attaques en adoptant les codes satiriques des réseaux sociaux ». Actuellement, elle cadre le récit du ministère sur l’immigration pour promouvoir la « diversité ».
Marie-Doha Besancenot cadre influent chez Barrot
Le ministère des Affaires étrangères présente officiellement « le compte French Response » comme « un outil pour la France dans la lutte informationnelle ». Dans ce cadre, Marie-Doha Besancenot salue la journée que vient d’organiser Jean-Noël Barrot : « Temps fort au Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères : 250 Conseillers presse et communication réunis à Paris avec les Conseillers de coopération et d’action culturelle autour d’une même ambition. » De quoi a-t-il été question ? De « l’intégrité de l’information » et de « la promotion des savoirs scientifiques », contre les méchants qui les menacent par la « manipulation ». Pour mieux situer la chose du point de vue idéologique, on notera que Marie-Doha Besancenot retwitte des posts des Sleeping Giants, ONG américaine qui dénonce les médias de droite aux annonceurs publicitaires et a collaboré à Globsec, laboratoire d’idées dont l’un des dirigeants est membre du conseil d’administration de l’Open Society Foundation des Soros père et fils.
Un récit pour « rêver » sur l’immigration et la diversité
Derrière l’habituelle et omniprésente langue de bois, quel a été le contenu de la rencontre encensée par Marie-Doha Besancenot ? Pas grand-chose mais clairement orienté. La promesse de fournir des « vecteurs narratifs », en particulier des « récits-cadres narratifs, éléments de langage ». En s’efforçant de se décarcasser un peu pour fournir « des récits plus offensifs, un besoin d’histoires, d’émotion et d’incarnation (…) faisons rêver ». En somme, la promesse de bonnes fictions au service de la propagande. Mais de quelle propagande ? « Déployer des efforts d’explication de ce qui paraît évident, qu’il s’agisse de diversité, de droits fondamentaux, d’immigration ou de notre histoire. » Ici, l’idéologie n’est pas difficile à décrypter : c’est l’arc-en-ciel avec sa diversité et son immigration, et tous ses droits-à imposés comme fondamentaux. Voilà soixante ans, Marie-Chantal, évaporée des beaux quartiers, était inoffensive : aujourd’hui Marie-Doha apprend au quai d’Orsay à trouver les bons mots pour déconstruire la France.











