Un hôpital catholique menacé par l’administration Biden de perdre son habilitation publique à cause d’une lampe de sanctuaire

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Clochemerle chez les Ricains… On aurait aimé prendre à la rigolade cette histoire d’un grand ensemble d’hôpitaux catholiques dans l’Oklahoma qui se voit menacé de perdre son habilitation Medicare, Medicaid et CHIP pour une simple histoire de bougie dans sa chapelle. Mais au-delà du côté kafkaïen de la chose, les menaces adressées par l’administration Biden au Saint Francis Health System ne révèlent pas seulement à quel point on peut être borné : elles signent une évidente haine de la religion catholique et une volonté de déconsidérer ses symboles.

Résumons. Le 20 avril dernier, le CMS local (Centers for Medicare & Medicaid Services), une agence fédérale, adressait à l’hôpital les conclusions de son rapport d’habilitation à participer à l’offre de soins pour les plus démunis : pauvres, personnes âgées, handicapés, enfants. Horreur, les enquêteurs avaient constaté lors d’une inspection en février la présence d’une « flamme nue brûlant sans surveillance 24/7 » dans l’enceinte de l’établissement visité. Voilà qui ne contribue pas à la « santé et à la sécurité des patients », constate un nommé Scott J. Cooper, en annonçant aux responsables de l’hôpital qu’aucune exception ne pouvait être faite et que leur demande de dérogation ne saurait être acceptée.

 

L’administration Biden n’a pas peur du ridicule

Une « petite flamme nue » brûle en effet dans les chapelles des cinq hôpitaux gérés par le groupe, à proximité du tabernacle, pour indiquer la Présence réelle de Notre Seigneur.

Eh bien, Saint Francis Health System n’entend pas laisser les caciques de la santé laïque l’obliger à souffler la petite flamme : « Notre travail dépend de notre foi en Dieu vivant, et c’est ce que représente pour nous la lampe du sanctuaire », affirme Barry Steichen, vice-président exécutif du groupe. Il a reçu le soutien de l’association Becket de défense de la liberté religieuse.

« Le gouvernement se trouve devant un choix simple : s’il ne fait pas cesser cette attaque contre la foi de Saint Francis, il doit s’attendre à une tempête de feu judiciaire », a déclaré Lori Windham, avocate et vice-présidente de Becket.

Barry Steichen a quant à lui expliqué pourquoi il n’était pas question de céder : « Il y a plus de soixante ans, Saint Francis a été fondé par William K. et Natalie Warren en signe de gratitude et de service envers Dieu et le peuple de l’Oklahoma. La pierre angulaire de Saint Francis est l’amour de Dieu et des hommes. Aujourd’hui comme hier, le flambeau sur le logo de Saint Francis signale un lieu d’espérance : un lieu où le médical et le spirituel ne font qu’un. On nous demande de choisir entre le service aux personnes démunies et l’adoration de Dieu dans la chapelle, mais les deux vont de pair. Pour reprendre une citation de Saint François Xavier que de nombreux membres du personnel de Saint François connaissent bien, “ce n’est pas l’effort physique lui-même qui fait avancer, ni la nature de la tâche, mais l’esprit de foi avec lequel on l’entreprend.” »

 

La bougie qui enflamme la haine anticatholique

Pour ce qui est du danger que représenteraient la lampe du sanctuaire dans les « multiples chapelles » qu’abritent à dessein les hôpitaux du groupe pour rendre compte de la « présence et du ministère de guérison du Christ », il est inexistant. Protégées par des vitres, accessibles aux dispositifs d’extinction, éloignées des espaces de soins, elles ne représentent pas plus de risques que les autres flammes qu’on trouve à foison dans ces établissements : les veilleuses des gazinières et des fours, celles des chaudières à gaz que bénéficient de dérogations fédérales. Au demeurant, le gouvernement de l’Etat ainsi que les vérifications faites par les pompiers ont confirmé l’innocuité de la petite lumière qui signale que Notre Seigneur est là, présent dans le tabernacle.

Une procédure a été intentée où il est dit : « Le gouvernement piétine les devoirs religieux de l’hôpital, qui consistent notamment à maintenir une flamme dans ses chapelles, et bafoue sa conviction selon laquelle ce cierge représente la présence éternelle de Jésus. Il tente en outre de dissocier les activités religieuses de Saint Francis des soins de santé. »

 

L’habilitation d’un hôpital suspendue à une flamme

Chaque année, les cinq hôpitaux catholiques qui se trouvent aujourd’hui sous le feu de l’administration Biden accueillent près de 400.000 patients. Ils ont dispensé gratuitement en cinq ans des soins évalués à plus de 650 millions de dollars, et emploient 11.000 personnes.

Que se passe-t-il donc quand les patients reçoivent l’Extrême Onction, ce qui suppose d’allumer un cierge ? L’histoire ne le dit pas. On sait seulement que le véritable incendiaire, ici, est celui qui veut éteindre la lumière de la foi.

 

Jeanne Smits