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FANTASTIQUE DESSIN ANIME Boruto : Naruto, le film ♠


 
Boruto est le fils de Naruto, héros célèbre de mangas. Naruto possède son univers propre, connu des amateurs, contrairement peut-être à Boruto, d’où le titre complet absurde “title=”FANTASTIQUE DESSIN ANIME Boruto : Naruto, le film ♠”: Boruto : Naruto, le film. Le manga Naruto a été adapté de nombreuses fois au cinéma. L’intérêt de Naruto est de décrire, à travers un univers fantastique, une forme de mythologie complexe, cœur de l’âme nipponne, mêlant héros et génies, bons ou mauvais, le tout dans une époque contemporaine d’où un effet de décalage voulu. Une difficulté majeure pourtant : les éventuels spectateurs ne connaissant pas cet univers, ou la culture japonaise, risquent d’être perdus.
 
Or ici, ce décalage fondamental ne fonctionne pas du tout. Boruto se conduit en adolescent de la pire espèce. Avec son égocentrisme typique de cet âge certes, mais exagéré, il estime être négligé, ainsi que sa petite sœur, par leur père, directeur à hautes responsabilités et, de ce fait, très pris. Il en résulte des pensées et une conduite haineuses envers son géniteur. Cette première partie du film est dénuée de tout intérêt, et cette conduite odieuse est exaspérante. Sans compter la triche aux examens de concours ninjas, qui est évidemment un autre sommet de la mauvaise conduite.
 

Boruto : Naruto, le film : tout simplement manqué

 
Brusquement, face à une attaque imprévue de mauvais génies très puissants, et venus d’un monde parallèle, Boruto se conduit en héros. Il n’y a là aucune logique. Les deux caractères sont outrés, et ne sauraient donc appartenir au même individu, même avec la meilleure volonté du monde.
 
Sur un autre plan, on ne peut que regretter le fait que les décors du monde parallèle soient traités de façon minimaliste, ce qui nuit au dépaysement. Cette qualité fondamentale imprègne beaucoup d’autres films de la licence Naruto, souvent oniriques et poétiques à leur manière ; mais ici, ce n’est pas du tout le cas. Boruto : Naruto, le film, vu par quelqu’un qui connaît pourtant cette mythologie, est tout simplement manqué.
 

Hector Jovien