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Cambadélis craint une disparition du Parti socialiste

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Jean-Christophe Cambadélis n’y va pas par quatre chemins. Si la situation ne s’améliore pas, le Parti socialiste pourrait bien disparaître de la scène politique. Le premier secrétaire du PS voit à cette possibilité de disparition deux raisons : les divisions internes de la gauche et la montée en puissance du Front national.
 
Dans les colonnes des journaux du groupe Ebra (Crédit Mutuel), Jean-Christophe Cambadélis précise sa pensée : « Oui, il y a un risque d’éclatement du PS. Certains sur notre gauche veulent d’ailleurs le faire éclater, estimant que l’on ne retrouvera une gauche “réelle” que si le PS disparaît du champ politique. Mais cette gauche dont ils rêvent n’existe pas, ou pas encore. Faire éclater le PS dans cette situation où cette gauche de relève n’existe pas conduira à faire disparaître la totalité de la gauche. Le tripartisme FN – PS – UMP actuel n’est qu’un moment avant le retour au bipartisme. Le tout est de savoir qui restera sur le ring à ce moment-là. »
 

La crainte d’une disparition du Parti socialiste

 
Et, pour bien enfoncer le clou, il précise : « La division de la gauche entre socialistes, communistes et écologistes accélère un nouveau bipartisme mais sans la gauche. »
 
Le premier secrétaire du parti socialiste considère donc que, contrairement à une lecture trop linéaire du résultat de la législative partielle du Doubs, dimanche dernier, « le Front national est en dynamique ». Et que, de ce fait, il y a pour son parti « le feu au lac »…
 
Ce faisant, Jean-Christophe Cambadélis essaye aussi de rassembler ses troupes en vue du prochain congrès. Ce mercredi, il annonçait avoir reçu le soutien de plus des deux tiers des parlementaires socialistes (182 députés, 84 sénateurs, et 6 députés européens) qui auraient accepté de signer sa motion. Il renforce donc sa position après avoir, samedi dernier, affirmé détenir le soutien de 78 des responsables des fédérations départementales.
 

Jean-Christophe Cambadélis, l’homme fort de la gauche ?

 
La gauche du parti ne s’y trompe pas. « La direction veut imprimer le fait que le congrès est joué d’avance, avec une contribution autour du premier secrétaire, une défense de la ligne gouvernementale et des critiques parcimonieusement choisies », assure Laurent Baumel, député d’Indre-et-Loire, et premier signataire de la contribution Vive la gauche, l’une des vingt-sept déposées samedi lors de la clôture de cet exercice qui constitue la première étape du congrès qui se tiendra en juin.
 
En clair, après avoir agité quelques épouvantails, pourtant bien poussiéreux, Jean-Christophe Cambadélis se présente comme le seul capable non seulement de conduire le PS, mais encore d’empêcher la disparition de la gauche sur l’échiquier politique. On n’a pas fini d’entendre ruer dans les brancards…