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Jean-Christophe Cambadélis envoie François Hollande à la primaire

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Le premier secrétaire du Parti socialiste a annoncé vendredi soir l’organisation, dans les prochains mois, d’une « primaire de la Belle Alliance populaire » pour la présidentielle 2017. Une proposition que Jean-Christophe Cambadélis devait faire entériner par le Conseil national du PS qui se réunissait samedi. Une manière, soulignent certains, de redonner une légitimité au président Hollande. Voir…
 
Cette idée de primaire, qui regrouperait le Parti socialiste, le Parti radical de gauche et l’Union des démocrates et des écologistes pour l’élection présidentielle de 2017, semblait quasiment abandonnée depuis que François Hollande faisait mine de vêtir une nouvelle fois les habits du candidat. Aussi l’annonce faite par Jean-Christophe Cambadélis a-t-elle créé une certaine surprise, tant il paraît logique que, lorsqu’un président sortant se présente, il n’y a pas à le faire concourir avec d’autres à une primaire.
 

Jean-Christophe Cambadélis veut une primaire socialiste

 
Mais cette opération semble en réalité une manœuvre, destinée, par l’établissement d’une élection interne taillée sur mesure pour François Hollande, à lui rendre une certaine légitimité, perdue au gré d’un quinquennat où, sans parler même des promesses non tenues, les actes ont rarement atteint d’autre réussite que celle de l’expression d’une velléité.
 
L’opération ne sera pour autant pas une partie de plaisir. D’ores et déjà, en effet, les communistes et les écologistes ont rejeté, début juin, lors de leurs congrès respectifs, l’idée de participer à une compétition interne avec le chef de l’Etat, puisqu’ils refusent, si François Hollande venait à être désigné à son terme, de le soutenir pour un nouveau quinquennat. D’où cette décision de réduire la primaire, manifestement impossible à étendre à toute la gauche, à la seule « Belle Alliance populaire », dont, espèrent-ils, le président sortirait plus fort que les autres candidats de gauche.
 
Il y a certes encore le temps, puisque cette primaire ne se déroulerait, sur deux tours, que les 22 et 29 janvier 2017. Le temps de savoir, d’abord, qui sera le candidat de la droite et, en fonction, d’ajuster le tir. Et de s’adapter au calendrier déjà posé par le chef de l’Etat qui ne souhaite annoncer sa décision qu’à la fin de l’année, soit après la primaire de droite et avant, donc, celle de gauche.
 

François Hollande candidat à la candidature ?

 
Reste à savoir si cette opération suffira à désamorcer la bronca de gauche contre l’actuel exécutif. Les frondeurs joueront-ils le jeu, ou préféreront-ils se diriger vers une autre voie (et une autre voix) de gauche ?
 
Cela fait, en définitive, beaucoup d’inconnues pour François Hollande. Rassembler les socialistes au maximum, et éviter Nicolas Sarkozy. Et même mieux : se retrouver face à Marine Le Pen au second tour. Une affiche qui a sans doute également la préférence de la patronne du Font national…
 

François le Luc