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David Cameron : « une issue vers un accord » contre le Brexit

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« La bonne nouvelle, c’est qu’il y a un chemin pour un accord», a assuré le Premier ministre britannique, David cameron, à l’issue du conseil européen de jeudi soir, consacré en partie au Brexit.


 
Au nouveau sommet européen qui se tenait ces jeudi et vendredi à Bruxelles, David Cameron a affirmé avoir constaté des « progrès » dans les discussions avec ses pairs européens sur les concessions dont il demande la mise en place afin d’éviter un Brexit à l’occasion du referendum par lequel les Britanniques seront amenés à se prononcer sur leur appartenance à l’Union européenne d’ici deux ans au plus tard. Le Premier ministre britannique l’a dit clairement : même si les négociations doivent être « difficiles », il existe « une issue vers un accord »…
 
L’enjeu est d’importance, puisque les Etats-membres espèrent pouvoir parvenir à un accord d’ici le Conseil européen de février, afin que David Cameron de lancer puisse lancer sa campagne référendaire en prônant le “oui” à l’Union européenne.
 

David Cameron entre Bruxelles et le Brexit

 
Si François Hollande s’est félicité – un peu rapidement, comme à son habitude… – de ce que les dirigeants européens aient « bien réduit le nombre de points qui sont en discussion », deux des quatre points défendus par la Grande-Bretagne continuent de les diviser : la question des prestations sociales pour les étrangers, et celle des relations entre pays membres de la zone euro et ceux qui n’ont pas adopté la monnaie unique.
 
La première idée vise à rendre la Grande-Bretagne moins attractive pour les migrants pourtant membres de l’Union européenne. Mais, ainsi que l’ont fait observer plusieurs de ses interlocuteurs, son adoption ne pourrait se faire qu’en violation du droit européen sur la libre circulation des travailleurs. « Nous avons clairement indiqué que nous étions prêts au compromis, mais toujours sur la base de la préservation des principes européens fondamentaux, qui incluent la non-discrimination et la liberté de mouvement », a ainsi déclaré Angela Merkel.
 
Dans une déclaration commune diffusée jeudi, les pays du groupe de Visegrad – à savoir la Pologne, la Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque –, considérés comme trop conservateurs sur d’autres points par leurs pairs, ont déclaré qu’ils rejetteraient toute demande britannique considérée comme « discriminatoire » à leur égard ou limitant leur « liberté de mouvement ».
 

« Une issue vers un accord » ?

 
En ce qui concerne le second point, et la volonté de David Cameron de ne pas contraindre son pays à adhérer à une « union sans cesse plus étroite », François Hollande a, là encore, fait part de ses réticences : « Nous ne pouvons pas accepter (…) que des pays extérieurs à la zone euro entravent les volontés d’avancer dans la zone euro et freinent les marches nécessaires pour aller plus loin dans l’intégration monétaire. »
 
Mais est-il plus acceptable que les pays membres de la zone euro contraignent ceux qui n’y appartiennent pas à des avancées dont ils ne veulent pas ?
 
Le Premier ministre britannique s’est, au final, déclaré prêt à se battre – même si certains dans son pays estiment qu’il fait semblant – pour obtenir un accord acceptable par ses compatriotes.
 
En réalité, le débat se résume à ces deux déclarations. La première d’Angela Merkel : « Nous voudrions garder la Grande-Bretagne dans l’Union européenne, mais dans le même temps nous ne devons pas limiter les principes fondamentaux de l’Union européenne. »
 

La quadrature du cercle

 
La seconde de François Hollande : « Si elles [les propositions britanniques] sont conformes aux acquis européens, la négociation pourra aboutir mais, dans le cas contraire, la négociation sera plus difficile. »
 
En bon français, cela signifie tout simplement que la négociation est impossible. Dès lors, soit la Grande-Bretagne cède, soit elle s’en va…
 

François le Luc