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Pour la police allemande, il y a des centaines de terroristes parmi les réfugiés

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Alors que deux des derniers attentats terroristes en Bavière ont été commis par des réfugiés, les autorités fédérales sont en pleine schizophrénie : selon la police Allemandes, c’est par centaines que les pistes mènent des réfugiés aux réseaux terroristes, alors que les ministres mettent en garde contre toute « généralisation ».
 
La police criminelle allemande (BKA, bundes kriminal Amt, bureau fédéral criminel) a donné une interview à la Neue Osnabrücker Zeitung où il apparaît que les recherches et les soupçons de liens avec les réseaux terroristes sont en forte hausse chez les réfugiés qui viennent demander l’asile à la république fédérale. A la mi-année, 410 pistes menant à des terroristes potentiels sont suivies par la police, avec 60 enquêtes judiciaires ouvertes. Pour la BKA, « étant donné l’immigration en cours, nous devons admettre qu’il peut y avoir des membres émérites ou actifs, des soutiens et des sympathisants d’organisations terroristes ou des criminels de guerre motivés par l’islamisme parmi les réfugiés ».
 

La population allemande, les réfugiés et les immigrés

 
Voilà qui n’est pas fait pour rassurer la population allemande après les récentes attaques d’Ansbach, Würtzburg et Reutlingen, commises par deux réfugiés syriens et un Afghan. Et qui cadre mal avec la lénifiante leçon de morale donnée par le ministre de l’intérieur Thomas de Maizières, « Nous ne devons pas généraliser ni regarder tous les réfugiés avec suspicion ».
 
Le vice porte-parole du gouvernement allemand, Ulrike Demmer, a été plus loin : pour lui, le danger présenté par les réfugiés n’est « ni plus grand ni moins grand » que celui de la population allemande. Et d’expliquer : « La majorité des attaques terroristes en Europe dans les derniers mois ne sont pas le fait de réfugiés. » Disant cela, il n’a fait que reprendre l’argument de Peter Altamaier, le chef de la chancellerie fédérale, après l’attaque de Würtzburg , pour qui la plupart des terroristes ayant opéré en Europe y sont « nés et y ont été élevés ».
 

L’échec patent de la politique allemande d’Angela Merkel

 
Un très joli petit sophisme pour masquer que ce sont les mêmes, mais entrés un peu plus tôt : ce ne sont pas les migrants du jour, mais de la veille, ou des enfants d’immigrés de la veille. Et le ministre de l’intérieur bavarois Joachim Hermann a beau réciter son mantra bien-pensant, « de tels massacres ne sont pas typiques des réfugiés », le sénateur de Berlin Frank Henkel a été forcé de constater : « Personne ne devrait nier ce point : nous avons évidemment importé quelques individus brutaux qui sont prêts à commettre des crimes barbares dans notre pays. » Et même l’opposition d’extrême gauche, Die Linke, commence à critiquer la politique des frontières grandes ouvertes d’Angela Merkel. Elle avait dit en 2014 « Wir schaffen es », on va y arriver, l’équivalent du « yes we can » d’Obama, et en fait c’est la catastrophe.
 

L’Europe coincée entre réfugiés et terroristes

 
Selon une récente étude du Pew Research Center, 60 % des Européens se disent persuadés que le flot de réfugiés accueillis par l’Europe a fait grimper le risque terroriste. A tel point que l’Union européenne, pourtant ordinairement sourde aux souffrances des peuples commence à modifier son discours. Le porte-parole de la Commission de Bruxelles, Margaritis Schinas a déclaré : « Les portes de l’Europe sont ouvertes à ceux qui fuient la guerre et la persécutions et demandent asile, mais nous nous défendrons des attaques portées contre notre façon de vivre. Notre compassion ne s’exerce pas et ne doit pas s’exercer aux dépens de notre sécurité ». Un langage qui s’accorde à celui de Manuel Valls, selon lequel il faut « s’habituer à la menace terroriste » car il y aura « d’autres actes terroristes ».
 

Des centaines de terroristes dormants

 
Mais ce langage soudain plus viril sert en fait, en profitant du besoin de sécurité des populations, à renforcer la construction bruxelloise. Ricardo Baretzky, président du centre européen d’information et de sécurité fait état de risques « d’infiltration » et de « cellules dormantes » par centaines parmi les réfugiés. Pour lui, l’Europe n’en est qu’à « la naissance » de la crise migratoire, et si l’on veut lutter proprement contre les menaces terroristes, il faut « un seul système pour la justice et la police dans toute l’Europe ». Un écho à la proposition du pseudo nationaliste Viktor Orban de créer « une armée européenne » pour endiguer notamment les migrations.
 

Pauline Mille