Une chaleur inédite en septembre ? Pain bénit pour les réchauffistes

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Il n’y a pas de doute, il fait chaud et même exceptionnellement chaud pour un mois de septembre. Et si dès mardi, nous allons retrouver en France davantage de fraîcheur, comme il sied à l’été finissant, la canicule tardive (après un été franchement froid et pourri dans de nombreuses régions en juillet et août) fournit aux réchauffistes le loisir de gloser sur la chaleur inédite. Les cartes météorologiques ont viré au rouge bordeaux quand ce n’est pas au rose psychédélique ; c’est le début de la fin, rien ne sera plus comme avant ! On se croirait en pleine folie covid.

Vous rappelez-vous le printemps dernier, où Macron et les siens nous annonçaient un long été sans eau, le rationnement et peut-être même la soif ? Le manque de pluie permettait tous les mauvais augures, on nous demandait d’envisager une sécheresse sans fin, ou du moins jusqu’à l’automne. Il n’en fut rien, nous le savons tous. Macron ne parla plus de la pluie ni de ce beau temps qu’on ne regarde plus qu’avec suspicion, et attendit fébrilement que la chaleur revînt.

 

Il fait chaud et les réchauffistes s’en donnent à cœur joie

La voici donc. On nous annonce désormais « l’été le plus chaud dans le monde » ; « le septembre le plus chaud jamais enregistré en France », et bien d’autres records de la même… eau.

Allons tout de suite au plus réchauffiste de tous, dans le grade le plus élevé, Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU et socialiste international historique. « L’effondrement climatique a commencé », assurait-il le 6 septembre, le « breakdown » dit-il exactement en anglais un peu comme le nervous breakdown des Tontons flingueurs.

D’après l’observatoire européen Copernicus, les trois derniers mois de l’été dans l’hémisphère nord ont été les plus chauds jamais connus par l’humanité, avec une température moyenne mondiale de 16,77°, deux dixièmes de plus qu’en 2019. Une telle précision rapportée à des milliers d’années (voire des centaines de milliers si l’on en croit les évolutionnistes) laisse pantois.

« Notre climat implose plus vite que nous ne pouvons y faire face, avec des phénomènes météorologiques extrêmes qui frappent tous les coins de la planète », assurait par la même occasion Guterres qui veut couper les robinets de gaz et des autres énergies fossiles (sur-le-champ ?) dans le monde entier : « Nous pouvons encore éviter le pire du chaos climatique. Et nous n’avons pas un instant à perdre. »

 

Une chaleur en septembre pas si inédite

Pour ce qui est de la France, la situation n’est cependant pas aussi « inédite » qu’en n’en a l’air. En 1941, il avait fait (en « moyenne ») 24,7° le 4 septembre, record battu mais de peu lundi et samedi derniers avec 25,1°, toujours selon des moyennes faites entre les températures de jour et de nuit et sur les différentes lieux du territoire, avec une durée plus longue du coup de chaud.

Les températures caniculaires de 1911 n’ont cependant rien à envier aux nôtres : la vague de chaleur, sans émissions de CO2 attribuables à la voiture, aux avions, à la forte industrie et le reste car il n’y en avait pas, avait pris d’assaut l’Europe pendant 70 jours, du 5 juillet au 11 septembre. Les « chaleurs vraiment exceptionnelles », comme les appelait alors la presse, ont perduré, dépassant allègrement les 30° en septembre dans bien des lieux. Geo rapporte qu’on écrivait alors : « De mémoire d’homme on n’avait vu un mois de septembre aussi torride. » Du moins n’avait-on pas la prétention de parler des débuts de l’histoire ou même de la préhistoire !

Le bilan fut tout de même de 40.000 morts, surtout d’enfants en bas âge.

Geo n’en pense pas moins que la chaleur actuelle est provoquée « par les humains ».

Sans surprise, personne ne pense à évoquer l’éruption sous-marine du Hunga-Tonga en janvier 2022, et les quelque 150 millions de tonnes métriques de vapeur d’eau injectées dans la stratosphère – gaz à effet de serre autrement plus efficace que le CO2. Cet événement inédit (en comparaison avec les éruptions volcaniques pour lesquelles il existe des données) n’a pas pu avoir l’effet refroidissant des éruptions classiques qui envoient des matières réfléchissantes dans l’atmosphère, et a au contraire fait augmenter la masse de vapeur d’eau dans la stratosphère de 13 %, et ce de manière durable. Les « émissions » de nos pauvres pots d’échappement ne sont pas de taille à concourir…

 

Les réchauffistes devraient-ils remercier le Hunga-Tonga ?

Nous demandions le 26 juillet si ce n’était pas le Hunga-Tonga qui faisait augmenter la température dans certaines zones (même si le nord de la France grelottait sous la pluie).

Quant à la température terrestre battant tous les records, c’est encore une de ces affirmations qui méritent d’être tempérées. Les records annoncés ne remontent qu’à 1940, rappelle Breitbart : pendant de longues périodes depuis « 500 millions » d’années, en tout cas selon l’observation géologiques, la Terre a connu de longues périodes sans calottes glaciaires et nous vivons précisément dans une période froide depuis moins de 5 millions d’années. La fraîcheur a marqué les derniers milliers d’années – pas plus de 10.000 – où l’homme s’est épanoui avec son agriculture et sa culture. Ce froid est-il cyclique ? C’est ce que semble indiquer un graphique publié par Breitbart. Et les émissions humaines de CO2 n’ont guère pu y jouer, à moins d’accuser nos ancêtres d’avoir trop chauffé leurs cavernes.

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Nous avons eu chaud, sans aucun doute, ces derniers jours. Plus qu’à l’accoutumée, sans doute encore. Prétendre en connaître toutes les causes relève de la science-fiction, et peut-être même de la cartomancie.

 

Jeanne Smits