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La Chine communiste accentue la répression contre les chrétiens

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Dans le cadre de sa campagne de « sinisation » des religions présentes sur son territoire, y compris donc de l’Eglise catholique et des Eglises protestantes, la Chine communiste semble s’être engagée dans sa phase de répression la plus dure depuis que la constitution chinoise de 1982 a, en théorie du moins, accordé la liberté religieuse aux habitants de l’Empire du Milieu. La répression ne vise pas seulement les chrétiens. Les bouddhistes tibétains en savent quelque chose, de même que les musulmans ouïghours dont plusieurs millions peuplent le système concentrationnaire de la dictature communiste, selon les chiffres avancés en août par le Comité des Nations unies pour l’élimination des discriminations raciales. Le ciblage des chrétiens est la conséquence logique du durcissement récent du régime chinois et du retour au culte de la personnalité comme au temps du génocidaire Mao, cette fois en faveur de Xi Jinping, à la fois président de la République populaire de Chine, secrétaire général du Parti communiste chinois (PCC) et Président de la Commission militaire centrale. À tel point qu’on oblige même les chrétiens à remplacer chez eux les images de Jésus par des portraits de Xi Jinping !
 

Dans le Henan, le pouvoir communiste dévaste les églises comme au temps de la Révolution culturelle

 
Aujourd’hui, le pasteur chinois Bob Fu, fondateur et président de l’ONG chrétienne de défense des droits de l’homme China Aid, dénonce, images à l’appui, des campagnes du PCC dans le Henan pour contraindre les chrétiens à signer des formulaires par lesquels ils disent renoncer à leur foi. On peut aussi voir, sur les images diffusées par Bob Fu, des bibles brûlées par les autorités communistes. Bob Fu a lui-même fui la Chine après avoir été mis en prison pendant deux mois avec sa femme en 1996 pour « évangélisme illégal ». Il est notamment connu pour son rôle dans la négociation de l’immigration aux États-Unis du juriste autodidacte Chen Guangcheng, l’un des dissidents chinois les plus connus dans le monde, qui accusait récemment le Vatican de pactiser avec le diable en Chine.
 
Un pasteur chrétien de Nanyang, toujours dans le Henan, aurait, selon un reportage de Fox News, confirmé que des croix, des bibles et des meubles ont bien été brûlés par les autorités après un assaut contre son église le 5 septembre dernier. Le pasteur Shen Xianfeng a de son côté visité plusieurs de ces églises du Henan dévastées par les communistes comme à l’époque de la Révolution culturelle. Il a décrit la situation dramatique des chrétiens de cette province dans une lettre publiée sur le site de ChinaAid.
 

La répression des chrétiens motivée par la progression du christianisme en Chine

 
Si le régime communiste chinois va jusqu’à brûler des bibles aujourd’hui, c’est parce qu’il n’existe plus, dans le cadre du programme de « sinisation » des religions (c’est-à-dire de leur mise en conformité avec le socialisme chinois), qu’une seule version autorisée de la Bible en Chine. Les autorités viennent aussi de fermer administrativement l’une des plus grosses Eglises protestantes de Pékin : la Zion Church.
 
Une nouvelle réglementation annoncée lundi va également gravement restreindre la liberté d’expression des chrétiens sur Internet. Les organisations diffusant des informations à caractère religieux devront obtenir une licence spéciale. Il leur sera dans tous les cas interdit de transmettre des contenus en direct ou de publier des textes sur d’autres sites Internet.
 
Comme le fait remarquer Daniel Hamiche, sur le site de l’Observatoire de la christianophobie, « C’est un retour au temps de la Révolution culturelle. Un grand bond… en arrière ! Mais c’est aussi l’aveu que le christianisme progresse… ».
 

Olivier Bault