Les services postaux d’Etat en Chine sont en train de faire leur transition vers le remplacement de l’homme. C’est l’immense centre de tri de colis de Guangzhou, mégapole du sud du pays, qui joue les pionniers pour le compte de China Post Group : la société sous contrôle du Parti communiste chinois y déploie actuellement des robots humanoïdes chargés de manipuler et de trier les paquets sans intervention humaine. Le nombre exact de robots à l’œuvre dans les ateliers n’a pas été divulgué, mais on sait qu’ensemble ils peuvent traiter 1.200 colis par heure, selon le quotidien contrôlé par le pouvoir communiste, le People’s Daily.
A priori, ce n’est pas un score spectaculaire. Un robot similaire, testé récemment aux Etats-Unis, faisait moins bien qu’un stagiaire en chair et en os : celui-ci se révéla capables de trier 192 colis de plus sur 10 heures, pause comprise, que le robot. Il reste donc à améliorer le processus, mais c’est vers cela qu’on tend. Et en ce qui concerne la Chine, il s’agit très évidemment d’une réponse à la contraction de la force de travail du fait de la dénatalité.
Des robots humanoïdes pour faire le tri postal
A quoi il faut ajouter que le robot statique travaille aussi longtemps qu’on le souhaite (tant qu’il ne tombe pas en panne), et qu’on n’a besoin de rien prévoir pour lui : ni salaire, ni vacances, ni repos hebdomaire… L’employé idéal qui permet à l’inhumanité de s’exprimer de la manière la plus complète.
Composé d’un demi-torse sur une base statique avec une caméra installée sous le « crâne », et de bras et de mains capables de mouvements multiples et multidirectionnels, le robot Robotera M7 est capable de retourner les paquets, de les scanner et de les placer dans les bacs idoines pour assurer leur transport vers leur destination. Il repère et jette également les objets qui n’ont rien à faire sur les tapis roulants.
China Post emploie déjà de multiples robots, qu’il s’agisse de simples bras ou de chariots élévateurs sans intervenant humain, pour traiter 6,5 millions de colis par jour. C’est cela aussi, la digitalisation du commerce : on n’achète plus au vendeur du coin ou à l’employé de magasin, et toutes les étapes de la vente deviennent peu à peu automatisées.
La Chine a tué ses enfants, elle les remplace par des robots
Le communisme, on le sait, est avant tout un matérialisme, une négation de l’homme, de l’âme et de la transcendance. Quoi de plus naturel pour la Chine communiste que de remplacer les hommes par des machines ? On pourrait appeler cela le stade ultime du communisme.
C’est si vrai qu’en septembre dernier, la Chine a brisé le record du nombre de robots industriels en activité par pays. La Chine produit par ailleurs 90 % des robots humanoïdes dans le monde. Ils sont de plus en plus présents, aussi bien dans les usines que dans des buvettes et autres kiosques à travers le pays, en contact direct avec le public qui ainsi, s’y habitue.
Avec la singerie du corps et de l’âme, tout de même : c’est la conjonction du robot et de l’IA.











