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Après Trump, même les Démocrates et le Washington Post s’émeuvent des vols de technologies par la Chine

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La menace d’une montée en puissance de la Chine communiste et d’un déclassement des Etats-Unis est un sujet qui commence à être partagé au-delà des amis du président Donald Trump, Démocrates et Washington Post reprenant le sujet. Les événements s’enchaînent, depuis le développement d’entreprises chinoise prédatrices au sein même de la Silicon Valley jusqu’à l’inondation du marché par des produits à bas prix, avec en arrière-plan le vol de technologies. Au point qu’un chroniqueur de Breitbart.com, Virgil, rappelle l’histoire de Manaus, au Brésil, ville qui fut l’une des plus riches au monde au XIXe siècle grâce au caoutchouc et qui aujourd’hui, avec ses 2,1 millions d’habitants et sa pauvreté, n’est plus que l’ombre d’elle-même. L’événement historique de long terme est bel et bien la tentative de prise de pouvoir planétaire de la Chine communiste.
 

Le Washington Post rapporte que la Chine vole pour 225 à 600 milliards de dollars de technologies par an

 
Le déficit commercial des Etats-Unis avec la Chine est de 375 milliards de dollars par an. Des négociations pour le réduire se poursuivent et Larry Kudlow, directeur du Conseil économique national américain, affirme qu’elles ont enregistré « d’énormes progrès ». Le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin annonce même une « suspension » de la guerre commerciale. Pourtant, l’organe du globalisme effréné qu’est le Washington Post, surnommé le Bezos Post car racheté par le multimilliardaire propriétaire d’Amazon Jeff Bezos, vient de titrer que « La Chine est en train de gagner la guerre commerciale lancée par Trump ». Certes l’organe officiel de l’oligarchie trahit ainsi son anti-trumpisme pavlovien, mais il n’en cite pas moins plusieurs experts aux conclusions inquiétantes. Il rappelle que le gouvernement américain estime que, dans le secteur de la technologie, la Chine vole des propriétés intellectuelles américaines d’une valeur comprise entre 225 et 600 milliards de dollars par an.
 
Même l’oligarchie politique globaliste s’inquiète donc. Axios, organe du milieu politique washingtonien, en paraît presque trumpien. Il se lamente sur le Plan 2025 du régime chinois qui « appelle le pays à dominer tous les domaines des technologies avancées telles que la robotique, l’intelligence artificielle, l’aviation et l’espace, les véhicules sans chauffeur ou à énergies nouvelles ». Conclusion d’Axios : quand les Chinois auront vaincu les Etats-Unis dans tous ces domaines, ils auront vaincu les Etats-Unis. Point.
 

Donald Trump met en garde depuis des années contre la Chine, voyou commercial

 
Donald Trump le pestiféré mettait en garde les Américains depuis des années, quand « l’établissement » politique se pâmait devant les supposés miracles du libre-échange. Le Washington Post, sous la plume du très influent Jim VandeHei, écrit aujourd’hui que « Trump a démontré qu’on pouvait considérer la Chine comme un voyou en matière commerciale » et que « tout dirigeant honnête peut taxer la Chine de voyou sur presque tous les sujets, raison de plus pour les Etats-Unis d’accélérer sur les infrastructures, l’immigration, les régulations, l’espace, la robotique, la 5G et l’éducation ». En d’autres termes, les Etats-Unis doivent faire ce qu’ils auraient dû faire depuis longtemps.
 
Le 21 mai, Donald Trump a tweeté que « La Chine vient de décider d’acheter d’énormes quantités supplémentaires de produits agricoles, ce qui serait une des meilleures nouvelles depuis des années pour nos exploitants ! ». Mais Chuck Schumer, sénateur (pourtant Démocrate !) de New York rectifiait non sans raison que « Les négociateurs chinois devaient bien rigoler à leur retour à Pékin (…) car ils nous ont pris pour des imbéciles en nous achetant – provisoirement – quelques produits alors que la Chine continuera de nous voler nos bijoux de famille, propriété intellectuelle et savoir-faire des industries de pointe ».
 

Dans la Silicon Valley, la Chine installe des « accélérateurs » pour importer la technologie, dénonce un Démocrate

 
De fait, au cœur même de la Silicon Valley, en Californie, se sont installés des « accélérateurs » chinois, centres destinés à organiser l’importation de start-ups au pays, rapporte Reuters. L’agence détaille les efforts déployés par la Chine communiste pour acquérir les savoirs des plus grandes entreprises américaines de technologie – ou les piller. Pour un autre Démocrate, le sénateur Mark Warner, alors que « la propriété intellectuelle est l’avenir de notre économie et de notre sécurité, le gouvernement chinois place ouvertement comme priorité l’acquisition de cette propriété en quantités aussi importantes que possible ». Il conclut donc que « ces efforts, légaux ou illégaux, présentent un risque que nous devons envisager avec le plus grand sérieux ». Donald Trump déclarait le 17 mai, quelques heures après une visite à la Maison Blanche du vice-premier ministre chinois Liu He : « La Chine nous a arnaqués. » Or, avec une croissance de son PIB de 6,5 % par an, elle devrait dépasser les Etats-Unis, qui affichent autour de 2 % par an, dès 2027.
 

La Silicon Valley et ses technologies subira-t-elle le même sort que Manaus et son caoutchouc ?

 
Pour Virgil, la Silicon Valley menace donc de subir le même destin que Manaus au Brésil. Ses habitants vivaient de façon opulente, au tournant du XXe siècle, de la production de latex de l’Hevea Brasiliensis, dont Charles Goodyear avait optimisé l’usage par la vulcanisation dès 1839. Nourrie par les arbres de l’immense Amazonie, Manaus détint un quasi-monopole mondial du caoutchouc, enrichissant des propriétaires fonciers surnommés les « barons du caoutchouc ». En 1896, Manaus inaugurait son immense opéra, l’un des plus vastes au monde. Mais entre-temps, en 1876, le Britannique Henry Wickham passa par là et repartit avec 70.000 plants d’Hévéa. Quelques décennies plus tard, des plantations commencèrent à produire dans les colonies britanniques avec des techniques plus sophistiquées qu’au Brésil. En 1940, la production brésilienne avait plongé à 1 % du marché mondial.
 
Et si les Chinois aujourd’hui dans la Silicon Valley jouaient le rôle des Britanniques à Manaus en 1876 ?
 

Matthieu Lenoir