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Une nouvelle étude confirme les concordances entre le suaire d’Oviedo et le linceul de Turin

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La Sainte Tunique pendant sa restauration en vue de l’ostension 2016. Les fragments de laine de la tunique du Christ ont été décousus du précédent tissus de support en satin blanc, et recousus sur ce nouveau support en laine, d’une couleur plus proche de celle de la tunique.


 
Voilà une information qui a été peu reprise par la presse internationale : selon une nouvelle étude menée en Espagne dans le cadre d’un projet du Centre espagnol de Sindonologie (CES), les concordances entre le suaire d’Oviedo et le linceul de Turin sont suffisamment fortes pour dire avec « une quasi certitude » que les deux linges ont enveloppé le même cadavre. Juan Manuel Miñarro, docteur en beaux-arts et professeur de sculpture à l’université de Séville, est arrivé à cette conclusion l’année dernière, et elle a été suffisamment prise au sérieux pour être publié par l’agence officielle de l’archidiocèse de Valence où se trouve le CES. Elle vient d’être reprise par le site Infocatolica.
 
L’étude, réalisée selon les méthodes de la médecine légale anthropologique et de la géométrie, a permis de comparer les deux reliques de manière scientifique, pour aboutir au constat que les coïncidences sont suffisantes et dépassent largement le minimum exigé par la majorité des systèmes judiciaires dans le monde pour identifier les personnes. Le nombre de points habituellement exigé se situe entre 8 et 12, « ceux mis en évidence par notre étude dépassent le nombre de vingt », affirme son auteur.
 

Suaire d’Oviedo et linceul de Turin : deux reliques de la Passion

 
Plusieurs de ces concordances portent sur le caractère morphologique, comme le type, la taille et la distance entre les marques sur les deux linges, tout comme le nombre et la répartition des tâches de sang, que l’on voit sur le front, mais aussi les contusions qui sont les mêmes sur la pommette droite et le dos du nez.
 
En ce qui concerne les tâches de sang, Miñarro fait observer que les traces présentes sur les deux linges présentent des différences morphologiques, « mais ce qui paraît incontestable, c’est que les foyers, les points d’où sourdait le sang, sont en parfaite correspondance ». Ces variations pourraient s’expliquer par le faite que le contact a été différent pour les deux linges, que ce soit par la durée, l’emplacement ou l’intensité, à quoi il faut ajouter « l’élasticité propre aux toiles de lin ».
 
L’enquête « ne prouve pas en elle-même que cette personne était Jésus-Christ, mais elle nous a mis clairement en voie de parvenir à démontrer de manière complète que le linceul et le suaire ont enveloppé la tête du même cadavre », selon Miñarro.
 

Le suaire et le linceul étaient au contact du même corps, confirme une nouvelle étude

 
Celui-ci a travaillé avec des photographies en taille réelle des deux reliques et par superposition des images à l’aide de rayons laser, avant de les soumettre à un logiciel informatique selon le procédé utilisé pour les enquêtes criminelles. L’utilisation du laser servait à « tracer et situer les lignes, les plans anatomiques de référence et les points céphalométriques sur les photographies des fac-similés de chacun des linges », a-t-il précisé. Ces traces ont été incorporées dans de nouvelles photographies que l’on a faites postérieurement des mêmes fac-similés, et ce sont ces dernières que l’on a utilisées pour les dernières superpositions de vérification.
 
Pour Jorge Manuel Rodriguez, président du CES, cette enquête permet d’arriver à un point « où il paraît absurde de suggérer que ce soit le hasard qui ait pu faire coïncider sur les deux linges toutes les blessures, les contusions et les gonflements… La logique nous oblige à penser que nous parlons d’une même personne ».
 

Les concordances entre le suaire d’Oviedo et le linceul de Turin mises en évidence en Espagne

 
Cette étude s’ajoute au travail un peu plus ancien qui a également constaté des liens étroits entre le linceul de Turin et le suaire d’Oviedo. Réalisé par l’université catholique de Murcie (UCAM), en Espagne, celle-ci avait mis en évidence des indices physiques relatives à l’origine commune des deux reliques, grâce à une analyse avec un microscope à balayage électronique qui avait permis d’établir qu’à un moment ou un autre, les deux linges avaient été en contact. Les experts avaient notamment retrouvé sur le suaire d’Oviedo une graine de pollen d’Helichrysum Sp. également identifié sur le linceul de Turin.
 
L’existence des deux linges est attestée par l’Evangile de saint Jean, qui parle des linges ayant enveloppé le corps du Christ et du suaire qui lui recouvrait la tête, « posé à part ».
 

Anne Dolhein

 

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La Sainte Tunique dans son reliquaire, lors de l’ostension de 1984.