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En Allemagne, entre autres restrictions, la CSU veut des contrôles médicaux pour établir l’âge des « réfugiés mineurs non accompagnés », et elle n’est pas seule !

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Tandis que les négociations durent encore entre la CDU d’Angela Merkel, son parti frère bavarois CSU et le SPD social-démocrate en vue de reconduire la grande coalition, la CSU vient de jeter un nouveau pavé dans la mare en demandant de nouvelles restrictions pour limiter le nombre d’immigrants, et des voix de la CDU se joignent à elle. Après un nouveau crime commis en Allemagne par un « réfugié » – le meurtre par un demandeur d’asile afghan « mineur » de son ex-petite amie de 15 ans -, et alors que l’on juge le « réfugié mineur non accompagné » afghan de 33 ans, Hussein Khavari, pour le viol et le meurtre de Maria Ladenburger, le ministre de l’Intérieur du Land de Bavière, Joachim Herrmann (CSU), a demandé des contrôles médicaux systématiques des gens qui se disent réfugiés mineurs quand leur physique éveille des doutes. Cette exigence a été reprise par le vice-président de la CDU Thomas Strobl, qui est aussi vice-ministre-président du Bade-Wurtemberg. La ministre-président du Land de Sarre, Annegret Kramp-Karrenbauer (CDU), demande quant à elle des contrôles médicaux dans toute l’Allemagne pour tous les demandeurs d’asile qui se disent mineurs.
 

L’association des médecins allemands ne veut pas de contrôles médicaux même en cas de doute sur l’âge réel des « réfugiés mineurs non accompagnés »

 
Curieusement, l’association médicale allemande a fait connaître son opposition mardi par la voix de son président, Frank Ulrich Montgomery. Pour ce médecin, cela constituerait « une ingérence excessive dans le bien-être des gens ». L’utilisation de rayons X pour examiner les os du poignet en vue d’établir l’âge d’une personne serait « une intrusion dans l’intégrité corporelle ».
 

La CSU veut aussi d’autres mesures pour que l’Allemagne ne soit plus un « aimant » pour les immigrants

 
La CSU va cependant encore plus loin puisqu’elle exige désormais, outre des examens médicaux pour déterminer l’âge réel des personnes qui se disent mineures, une forte réduction, sur le modèle danois, des prestations en faveur des demandeurs d’asile. Les demandeurs d’asile ne recevraient en outre que l’allocation de base correspondant à leur statut pendant 36 mois au lieu de 15 actuellement. Ceci veut dire qu’ils devront, si cette exigence de la CSU est mise en œuvre, attendre trois ans avant d’avoir accès aux prestations sociales dont bénéficient les Allemands, qui comptent parmi les plus généreuses d’Europe. Les immigrants auxquels l’asile aura été refusé verraient leurs prestations réduites en attendant leur expulsion, et l’asile serait systématiquement refusé aux personnes dont l’identité ne peut pas être établie avec certitude. Ministre des transports dans le gouvernement Merkel III, Alexander Dobrindt est depuis septembre dernier président du « groupement régional » de la CSU au Bundestag, c’est-à-dire des députés CSU membres du groupe parlementaire CDU-CSU. Il a expliqué que le but est de faire « que l’Allemagne ne soit plus un aimant pour les réfugiés du monde entier ».
 
Les partenaires européens de l’Allemagne, qui subissaient jusqu’ici sa politique d’aimant, apprécieront le changement, même si la prise de conscience vient un peu tard…
 

Olivier Bault