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COP21 : le secrétaire d’Etat américain John Kerry savonne la planche française

COP21 John Kerry savonne planche française
 
A moins de trois semaines de la COP21 qui se tiendra à Paris, John Kerry vient de tenir un propos dont les dirigeants français se seraient bien passés, en affirmant que cette conférence internationale n’aboutira pas, quoi qu’il en soit, à un traité. François Hollande et Laurent Fabius, qui présidera la réunion, ont manifestement tordu leur nez devant cette déclaration qui savonne la planche de l’action française en matière de climat. Et un peu plus…
 
« Ce ne sera certainement pas un traité. (…) Il n’y aura pas d’objectifs de réduction juridiquement contraignants comme cela avait été le cas à Kyoto. » En confiant ce propos au Financial Times mercredi, le secrétaire d’Etat américain John Kerry n’a pas fait, on s’en doute, que des heureux en France.
 

John Kerry savonne la planche française

 
Ce n’est pas que John Kerry ait abandonné la partie ; il se veut, plus que jamais sans doute, un partisan de la théorie du réchauffement planétaire. Ainsi, mardi, il affirmait encore devant une université de Virginie, que, « aujourd’hui, un accord mondial efficace sur le climat est à notre portée ».
 
Mais, entre la déclaration d’intention, la pétition de principe, et la réalité, il y a un pas. Puisqu’il évoque le protocole contraignant de Kyoto, John Kerry n’oublie pas que, lorsqu’il fut signé en 1997, Bill Clinton dût faire face à l’opposition du Congrès américain qui n’entendait pas suivre le président sur la question de la limitation des émissions de gaz à effet de serre.
 
Aujourd’hui, la situation est sensiblement la même. Aucun accord, malgré les déclarations multiples d’un nombre important de dirigeants politiques, ne s’est dégagé au niveau mondial, et le président Obama est, lui aussi, minoritaire au Congrès, et (sur ce sujet du moins) dans l’opinion publique.
 

Le secrétaire d’Etat américain ne croit pas en la COP21

 
On comprend que l’administration américaine, pourtant très en pointe sur ces questions, ne se soucie guère d’essuyer un nouveau camouflet… Et sans doute n’est-elle pas mécontente, au passage, de rabattre le caquet de François Hollande, qui joue un peu trop, au goût de tout le monde, au sauveur du monde.
 
En attendant, Laurent Fabius, qui a été désigné président de la COP21, a tordu son nez et regretté « une formulation qui aurait pu être plus heureuse ». C’est le moins que l’on puisse dire…
 
Il est vrai qu’il admettait lui-même il y a quelques jours que « la tâche reste considérable ».
 
Surtout si les Américains lui savonnent la planche !
 
Mais c’est sans doute François Hollande surtout qui l’aura eu mauvaise. Après le « pschitt » de l’esprit Charlie, il comptait beaucoup, malgré les couleuvres qu’il a déjà eu à avaler dans ce dossier, sur la COP21 pour redorer son prestige à la veille d’échéances électorales pour lesquelles sa cote de popularité laisse sérieusement à désirer.
 
Décidément, le pauvre homme n’a pas de chance…
 

François le Luc