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L’arrêt de la Cour suprême validant les restrictions d’entrée pour huit pays dont six musulmans, triomphe pour Donald Trump

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La Cour suprême des Etats-Unis a tranché mardi en faveur de Donald Trump dans le contentieux qui l’opposait à l’Etat d’Hawaï au sujet des restrictions d’entrée que le président américain avait imposées aux ressortissants de huit pays jugés comme de dangereux foyers de terrorisme. Six de ces pays étant réputés musulmans (Yémen, Syrie, Libye, Iran, Somalie, Irak), les Démocrates et l’oligarchie médiatique, jusqu’en Europe, avaient hurlé à la ségrégation islamophobe. La Corée du Nord figure aussi sur la liste et certains caciques du régime vénézuélien sont visés. Le décret instaure en fait un délai de 90 jours pour vérification des identités des demandeurs, et les diplomates auprès de l’ONU issus de ces pays ne sont pas visés. Cet arrêt de la Cour suprême constitue une victoire historique pour Donald Trump qui avait fait face à un tsunami de moraline indignée lors de la signature de cette proclamation présidentielle, numérotée 9645. Le président américain en a profité dès mardi pour demander l’accélération du financement du mur de protection de la frontière méridionale.
 

Les restrictions d’entrée décrétées par Donald Trump respectent la loi et la Constitution, juge la Cour suprême

 
Par cinq voix contre quatre, les juges de la Cour suprême ont jugé que ce décret était parfaitement respectueux de la loi sur l’immigration et la nationalité, de même que de la constitution des Etats-Unis (Establishment Clause du premier amendement). Sous la plume du président de la Cour suprême John Roberts, l’arrêt affirme que « le principe fondamental de souveraineté exercé par les organes politiques du gouvernement le dispense largement de contrôle judiciaire ». Il s’appuie pour cela sur un arrêt antérieur qui confirme au président un pouvoir extraordinaire pour éloigner des étrangers s’il le juge indispensable pour l’intérêt de la nation. Il relève que l’absence de justification religieuse à l’arrêt 9645 lui permet d’être en conformité avec la constitution, rejetant ainsi l’argument des plaignants selon lequel le texte présidentiel recelait un objectif religieux.
 
Le président Donald Trump n’a pas caché sa satisfaction. « L’arrêt de la Cour suprême est une énorme victoire pour le peuple américain et la constitution », a-t-il proclamé. « La Cour suprême a défendu clairement l’autorité du Président pour défendre la sécurité nationale des Etats-Unis », a-t-il ajouté. Plus tard, Donald Trump a ajouté devant des journalistes que « Cet arrêt démontre que toutes les attaques des médias et des politiciens démocrates étaient injustifiées, et qu’il est démontré désormais qu’elles étaient très injustifiées ».
 

La confirmation par la Cour suprême constitue pour Trump un élément crucial contre l’extrémisme

 
Pour Trump, l’interdiction d’entrée du territoire contre les ressortissants de ces six pays constitue un élément crucial contre l’extrémisme violent. Sa confirmation par la plus haute instance judiciaire, a-t-il encore dit, constitue une victoire contre les médias de l’oligarchie qui avaient vilipendé ses demandes de filtrage maximal des voyageurs entrant aux Etats-Unis. « Cette décision constitue aussi une remarquable confirmation après des mois de commentaires hystériques des médias et des Démocrates qui refusent de faire ce qu’il faut pour sécuriser notre frontière et notre pays », a-t-il conclu. Mardi encore, la président du Comité national démocrate, Tom Perez, a dénoncé « une discrimination qui n’a rien à voir avec une stratégie de sécurité nationale » affirmant que « la partialité n’est pas du patriotisme ». Il ajoutait : « Appelons cette interdiction pour ce qu’elle est : une attaque en règle contre la communauté musulmane, qui viole notre engagement national pour la liberté et la justice universelles ». Keith Ellison, Démocrate, premier représentant musulman (Noir converti du catholicisme) élu aux Etats-Unis, a crié à la « discrimination » et à « l’islamophobie ».
 

Dans la foulée de l’arrêt de la Cour suprême, Donald Trump demande au Congrès d’accélérer la construction du mur

 
Nonobstant ces vociférations et fort de son succès, le président Donald Trump a rencontré les élus du Congrès ce mardi même pour leur demander d’accélérer le financement du mur de protection contre l’immigration illégale en provenance du Mexique et, par lui, de l’Amérique centrale. Ce flux apporte, outre des immigrants pesant sur l’emploi et les salaires des travailleurs Américains, des trafiquants de drogue et de violents éléments des mafias latino-américaines. Donald Trump a confié : « Nous avons commencé la construction du mur, nous y investissons beaucoup d’énergie et beaucoup de temps… nous allons demander une hausse des subventions pour que nous puissions le terminer rapidement. (…) Ce mur est crucial pour tenir à distance les gens dont nous ne voulons pas ».
 

Les pays musulmans n’ont pas été désignés en tant que tels

 
Enfin, le président Trump a qualifié l’actuelle législation américaine sur l’immigration de « véritable salmigondis », tant il est vrai, comme le notait Nicolas Gomez-Davila, que « Les sociétés moribondes accumulent les lois comme les moribonds les remèdes ». Donald Trump a donc demandé aux élus du Congrès de simplifier sans tarder ce maquis législatif, appelant une nouvelle fois à se baser sur un principe simple de santé nationale : « Assurer des frontières sûres qui protègent de la criminalité ».
 

Matthieu Lenoir