Pas de prison pour l’adolescent « intelligent » qui a donné 10 coups de couteau à une jeune fille

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Le rôle des juges dans la déstructuration de la société se retrouve ailleurs qu’en France. Un magistrat britannique a condamné un adolescent à 12 mois de travaux d’intérêt général et trois ans d’interdiction de s’approcher de sa victime et de la famille de celle-ci après l’avoir reconnu coupable d’avoir blessé de 10 coups de couteau de cuisine, dans un petit supermarché dans le Gloucestershire, une jeune fille qui refusait ses avances.

Le juge Ian Lawrie a estimé que l’accusé, âgé de 14 ans, était un « garçon intelligent ». « Je vais t’imposer un couvre-feu. Tu ne devras pas prendre contact, directement ou indirectement, par les réseaux sociaux ou par tout autre moyen, de la victime et de sa mère, et tu devras te tenir carreau. Je considère personnellement que la prison est le dernier endroit où tu dois aller… Ce que j’essaie de faire, c’est de trouver la peine la plus adaptée pour t’aider et te soutenir. »

 

Un adolescent frappe une jeune fille qui l’éconduit de 10 coups de couteau

C’est la reconstruction de l’agresseur plutôt que le droit de l’agressée (et du commerçant qui s’est interposé lors de l’attaque, et qui s’est lui aussi pris un coup de couteau).

L’adolescent avait harcelé la jeune fille au moyen d’un faux compte de réseaux sociaux depuis qu’elle avait refusé ses avances en décembre dernier. En mars, il l’avait suivie et de nouveau sollicitée ; son refus avait déclenché une vraie fureur chez le garçon et il lui avait infligé des blessures au visage, à la gorge et aux mains après l’avoir poursuivie dans le magasin où elle était entrée, avec un couteau de cuisine muni d’une lame de 15 cm. La police a indiqué qu’il était dans un tel état qu’il aurait pu la tuer. C’était un acte prémédité.

 

Pas de prison pour un agresseur violent qui aurait pu tuer sa victime

Le jeune criminel avait été aussitôt placé dans un centre de rétention pour adolescents. Mais cela aussi, c’était trop pour le juge Lawrie qui s’était dit « profondément mécontent » de ce que le jeune ait été enfermé et l’avait libéré sous caution avec un bracelet électronique, avec obligation de rester chez lui tous les jours… de 18 à 19 h. Dès le premier soir, il était rentré chez lui à 1 h 30 du matin, portant le juge à commenter : « Il s’agit d’un garçon de 14 ans. Ils tendent à être un petit peu capricieux. »

Tout en qualifiant ses actes de « graves » le juge a estimé que le garçon pouvait bien avoir une forme d’autisme, et qu’il ne présentait pas de dangerosité particulière mais devait « apprendre » à bien se comporter.

C’est peu de dire que la mère de la victime est en colère. Mais à quoi cela sert-il quand une telle idéologie règne en maître sur les cours ?

 

Jeanne Smits