Andrius Kubilius imagine cette armée « puissante et permanente » remplaçant les 100.000 troupes américaines actuellement stationnées en Europe, formant la « colonne vertébrale de la force militaire en Europe » pour répondre au désengagement des USA et surtout de la convoitise du Groënland affichée par Trump.
Ce dernier a constamment invité les pays de l’UE à prendre en mains leurs propre défense, ce qui pourrait aussi être fait selon Kubilius par la création d’un « Conseil de sécurité européen », comprenant éventuellement le Royaume-Uni, apte à prendre des dispositions de défense rapides, face à la menace russe en particulier. Le Lithuanien a déclaré : « Nous devons investir notre argent pour pouvoir nous battre en tant qu’Europe, et pas simplement comme 27 armées nationales bonsaï. »
La guerre qui s’éternise en Ukraine sans que la Russie ne mette en œuvre des moyens assez puissants pour atteindre ses objectifs de conquête, et sans conflagration majeure à plus grande échelle, « sert » au moins à cela : promouvoir le fédéralisme européen et la mise en place de blocs régionaux de plus en plus homogènes… Au moment même où Trump joue des cartes fortes contre le mondialisme et les alliés de la Russie.











