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Le cardinal Peter Turkson nommé à la tête du nouveau dicastère écologiste pour le « Développement humain intégral »

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Le pape François vient de créer un nouveau « super dicastère » pour le Service du Développement humain intégral, dont le premier préfet sera le cardinal ghanéen Peter Turkson. On peut raisonnablement parler d’un dicastère « écologiste » dans le sillage de Laudato si’ dont le cardinal Turkson était l’une des chevilles ouvrières en tant que promoteur et coordinateur des réunions vaticanes préparatoires.
 
La tâche de l’Eglise qui est de répandre et de communiquer le Christ et sa grâce en vue de la Rédemption et du salut des âmes. C’est pourquoi elle a des dicastères – des « ministères » – pour les congrégations, pour l’éducation, pour les clergés, pour le culte et la discipline des sacrements… Pour les laïcs et pour la famille, en vue de leur sanctification aussi.
 

Un nouveau dicastère écologiste pour l’Eglise catholique

 
Le nouveau dicastère pour le Développement humain intégral a des objectifs plus terrestres. Cela n’est pas aberrant en soi : c’est dans la logique de la solidarité fraternelle qui unit les enfants de Dieu et de la volonté de considérer le Christ dans le plus petit d’entre les siens. Mais on reste sur sa faim à la lecture de la Lettre apostolique en forme de Motu proprio que le pape François a signée le 17 août dernier et qui a été publiée mercredi.
 
« Dans tout son être et par tout son agir, l’Eglise est appelée à promouvoir le développement intégral de l’homme à la lumière de l’Evangile. Ce développement se réalise à travers le soin que l’on porte aux biens incommensurables de la justice, de la paix et de la sauvegarde de la création. Le Successeur de l’Apôtre Pierre, dans son action en faveur de l’affirmation de ces valeurs, adapte continuellement les organismes qui collaborent avec lui, afin qu’ils puissent mieux correspondre aux exigences des hommes et des femmes que ces organismes sont appelés à servir », écrit-il.
 

Le pape François choisit le cardinal Peter Turkson, proche des « réchauffistes »

 
C’est en regroupant les conseils pontificaux Justice et paix, Cor Unum, pour la Pastorale des migrants et des personnes en déplacement, et pour la Pastorale des Services et Santé, supprimés à compter du 1er janvier prochain, que le nouveau dicastère, instance plus élevée, a été créé ad experimentum, pour une durée limitée. Il sera « particulièrement compétent pour les questions qui concernent les migrations, les personnes dans le besoin, les malades et les exclus, les personnes marginalisées et les victimes des conflits armés et des catastrophes naturelles, les détenus, les chômeurs et les victimes de toute forme d’esclavage et de torture » – et non plus pour la « pastorale » de ces personnes comme les conseils pontificaux remplacés.
 
Les prises de position de François depuis le début de son pontificat à propos des questions sociales et politiques portent en effet davantage sur un modèle de société qu’il souhaite promouvoir à des fins temporelles que sur une recherche de l’évangélisation de tous en vue du salut éternel, même si cette question n’est pas absente de son propos. On sait par exemple avec quelle insistance il plaide pour l’accueil des migrants.
 
La nomination du cardinal Peter Turkson est elle aussi tout un symbole. Au cours des réunions de présentation de Laudato si’, l’encyclique contre le « réchauffement climatique », il n’avait pas hésité à prendre place aux côtés de Hans Joachim Schellnhuber, scientifique athée partisan de la décroissance dont la patte apparaît clairement dans l’encyclique, promoteur de l’œcuménisme religieux et du rapprochement des croyances pour sauver la planète, promoteur de la contraception de longue durée. C’est une approche qui plaît au mondialisme et Peter Turkson s’y montre favorable par l’accueil fait à cet homme, même s’il a tenu a réparer une maladresse de langage après avoir lui-même prôné le « contrôle de la population » – il voulait parler de la paternité responsable, avait-il expliqué.
 

Le « Développement humain intégral » – et la distinction du temporel et du spirituel ?

 
Le cardinal Turkson, alors président du conseil pontifical Justice et Paix, a également représenté le pape lors d’un symposium au Vatican en avril 2015, en présence de Ban Ki-moon, sur le thème de la dimension morale du changement climatique et du développement durable. Plusieurs organisations de défense de la famille avaient souligné alors que plusieurs partisans du contrôle de la population – comme le secrétaire général de l’ONU lui-même – y avaient été invitées. Il en va ainsi de Jeffrey Sachs, défenseur de l’avortement comme moyen de contrôle des populations vues comme les ennemies de la planète.
 
Le cardinal a joué un rôle de tout premier plan lors de la réunion de la COP 21 à Paris, venue dire au nom du pape François l’urgence d’un accord international pour le climat, que l’homme soit responsable ou non du « réchauffement climatique ».
 
On pourra arguer que l’intitulé du nouveau dicastère va à l’encontre de cet écologisme ennemi de l’homme. Reste la réalité de ce mouvement et l’adhésion à une gestion mondiale ennemie des souverainetés et désireuse de faire payer les Etats développés pour les autres. Il ne s’agit en tout cas pas de chercher d’abord le Royaume de Dieu…
 

Anne Dolhein