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La « pente descendante » pour Ebola ?

Ebola pente descendante

 
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé jeudi soir une « baisse réelle » du nombre de nouveaux cas d’Ebola dans les trois pays les plus affectés : le Sierra Leone, le Liberia et la Guinée. « Un premier signe optimiste » pour le porte-parole de l’agence onusienne à Genève, Tarik Jasarevic, mais qui « ne signifie pas que le combat est terminé ». Le Dr David Nabarro, responsable de la lutte contre Ebola pour l’ONU, a lui aussi estimé, que l’épidémie était désormais sur « une pente descendante », malgré le risque toujours possible d’une « recrudescence ».
 

Pente descendante : la contagion est freinée.

 
« Nous avons plus de laboratoires, d’équipes sur le terrain et les données collectées sont meilleures », a précisé Tarik Jasarevic. Et le nombre de lits a augmenté. L’agence onusienne a reconnu que ces trois pays avaient maintenant la capacité d’assurer des mises en terre des victimes d’Ebola de façon plus sécurisée.
 
Depuis son apparition en décembre 2013, en Guinée, la fièvre hémorragique a provoqué 8.459 morts dans le monde, sur plus de 21.329 cas enregistrés, selon le dernier bilan de l’OMS publié jeudi. A l’exception de 15 morts – notamment au Nigéria, en Espagne, aux États-Unis et nouvellement au Royaume-Uni – tous ces décès se concentrent en Sierra Leone, en Guinée et au Liberia. Le Liberia étant le pays plus lourdement touché pour la mortalité (3.556 pour 8.362 cas), mais le Sierra Leone affichant, lui, plus de 10.000 cas de contagion, ou du moins de suspection de contagion.
 

La « portée mondiale » d’Ebola …

 
En août 2014, l’agence onusienne qualifiait l’épidémie d’« urgence de santé publique de portée mondiale ». Et plusieurs chefs d’États occidentaux s’en faisaient l’écho en parlant de « la plus grave urgence sanitaire de ces dernières années ». La course aux vaccins a déjà débuté depuis plus d’un an, mettant en concurrence plusieurs laboratoires pharmaceutiques, des Américains aux Russes, en passant par les Français. Deux vaccins des groupes GSK, Merck et Johnson & Johnson ont été, pour l’heure, retenus. Et des test cliniques sont sur le point de commencer dans les zones contaminées de l’Afrique de l’Ouest, selon le directeur général adjoint de l’OMS, le docteur Marie Paule Kieny.
 
L’enjeu est si grand ? Sans doute. Qu’on se rappelle les centaines de millions de doses de vaccins vendues aux gouvernements occidentaux, à l’occasion de la grippe H1N1 de 2009 (exactement 94 millions de vaccins commandés par Roselyne Bachelot, 50 millions annulés in fine, d’où 48 millions d’euros de dédommagement versés aux laboratoires…) La psychose est financièrement salvatrice. Et loin de nous, des populations non informées se font vacciner de force, en masse, essuyant le plus souvent bien des effets secondaires dont, là, on ne parlera pas.
 
Les calculs politiques se conjuguent aux intérêts financiers : l’OMS a récemment exigé un accroissement de ses pouvoirs en prétendant que les Etats n’auraient pas respecté leurs obligations pendant la crise provoquée par Ebola. Avec le pouvoir de restreindre sévèrement la liberté de circulation.
 Combien de victimes pour le paludisme ? A cause de l’interdiction du DDT imposée par les écologistes, un enfant chaque minute en Afrique subsaharienne.